Ls McGreggors, tome 1 : Le pacte, de Karina Halle

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De Karina Halle

Sorti le 4 mai 2017

Chez Hugo Poche

439 pages

7,60€

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Linden, Stéphanie et James sont les trois meilleurs amis du monde.
Linden est en train de devenir pilote d’hélicoptère, Stéphanie a créé sa marque de vêtements et ouvre sa première boutique, et James possède un bar. Ils habitent San Francisco, ils sont jeunes, ils sont beaux et ont beaucoup d’amis et de projets.

Un soir réunis dans le bar de James, Stéphanie et Linden vont faire un pacte. S’ils n’ont pas de relations sérieuses à 30 ans, ils se marieront. Au début, c’était marrant et sympa, mais au fil des années et des relations instables qu’ils vivent chacun de leur côté, le pacte va prendre de plus
en plus d’importance dans leur vie.

Pourront-ils préserver leur amitié ?

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Le Pacte est mon premier Hugo Poche et je dois dire que j’en suis très satisfaite. Bien sûr, le prix est plus bas (presque 10€ de moins que le grand format), mais l’objet en lui-même est résistant et plutôt agréable à tenir en main.

J’ai passé un bon moment en compagnie de Linden et Stéphanie, mais ce n’était pas un coup de coeur. Le côté prévisible du roman m’a un peu déçue. Certains dialogues n’avaient pas l’air naturels et je n’ai pas accroché à tous les personnages, loin de là.

Malgré ces points négatifs, j’ai beaucoup aimé le roman en lui-même : l’intrigue est prenante, la plume fluide et on ne s’ennuie pas. J’aime beaucoup les relations ami/amour, on peut dire que j’ai été servie ! En plus, l’évolution de la relation Stéphanie/Linden est très bien écrite, elle est naturelle. 

Karina Halle nous écrit l’histoire d’une amitié qui se transforme lentement en amour, tout ça en partant d’un simple pacte. Le roman début sur les 25 de Stéphanie et la naissance du fameux Pacte : si, à 30ans, aucun d’eux n’est engagé dans une relation sérieuse, ils se marieront. Stéphanie le prend à la rigolade mais le pacte reste toujours présent dans les pensées, année  après année. On passe ensuite, aux 26, puis 27, 28, 29 et enfin 30 ans des deux personnages. 

Certains éléments étaient un peu trop « gros » à mon goût : le fait que, par exemple, chaque fois que l’un est célibataire, l’autre ne l’est pas et inversement à chaque fois.

En bref, Le pacte c’est une lecture légère et fluide, parfaite pour les vacances. La plupart des dénouements sont prévisibles mais ça ne gêne pas la lecture. Je découvrirai avec plaisir l’histoire de Bram et Nicola dans la suite de la saga. 

☆☆

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Burning Games, de C.S. Quill

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De C. S. Quill

Sorti le 12 octobre 2017

Chez Hugo New Romance – Poche

307 pages

7,60 €

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Derrière son attitude drôle et excentrique, Charly bluffe tout le monde depuis des années. Lorsqu’il atterrit à Vegas avec ses meilleurs potes pour danser dans l’un des plus gros casinos de la ville, il pense pouvoir continuer à leur cacher ce qui le hante. Mais les cartes qu’il utilisait jusqu’à présent pour se dérober ne semblent plus fonctionner. Charly perd peu à peu pied pour replonger dans son passé.
De son côté, Ambre espère que tout quitter pour venir travailler au Blue Lagoon sera le coup de poker qui changera sa vie. Elle le sait, elle va devoir mettre de côté celle qu’elle était avant si elle veut y arriver. Mais transforme-t-on si facilement une dame de pique en dame de coeur ?
Etouffer les braises de son passé est un jeu dangereux. Et à Vegas, impossible de dicter ses propres règles !

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J’ai acheté Burning Games en avant-première au Festival New Romance, le samedi matin. En y allant, je n’avais pas prévu de le prendre, ayant déjà beaucoup de livres à lire et beaucoup d’autres à acheter. Mais après avoir discuté avec C. S. Quill, j’ai eu terriblement envie de lire son roman. Alors, en un clin d’œil, Burning Games s’est retrouvé dans mon sac, prêt à être dédicacé !

Je ne le savais pas avant, mais Burning Games est la suite de Burning dance, paru chez La Condamine. Heureusement, ce n’est pas une suite directe, les personnages principaux ne sont pas les mêmes, on retrouve simplement le même groupe d’amis. Aucun problème pour suivre, donc.

Dès les premières pages, on découvre l’univers de Las Vegas, des casinos et du jeu. Le premier chapitre à lui seul nous met dans le bain. On se familiarise d’abord avec le personnage d’Ambre, une jeune femme au tempérament de feu, prête à tout pour obtenir la fierté et l’amour de son père, quitte à laisser sa personnalité explosive au placard pour lui faire plaisir. Son père est le patron de l’empire Blue Lagoon, un des plus grands casinos de Vegas dans lequel Ambre travaille en tant que chef de la sécurité. 

Charly, danseur au lourd passif et aux nombreux secrets, s’installe au Blue Lagoon pour plusieurs mois, avec sa troupe de danse (son crew, me corrigerait-il) , composée, entre autres, de Sin et Jolan, personnages principaux de Burning Dance. Un bad boy beaucoup trop tourmenté pour s’engager, un chignon caractéristique et un humour décapant, voilà qui est Charly.

La rencontre de Charly et Ambre est tout sauf commune, on comprend dès ce moment que Burning Games ne sera pas une lecture comme les autres.

Si je ne devais choisir qu’un seul mot pour décrire ma lecture, je prendrai sûrement : intense. C’est la première chose qui me vient à l’esprit pour définir ce roman et c’est même difficile de dire autre chose sans trop en dévoiler. Ma chronique ne rendra sûrement pas justice à ce roman exceptionnel qui m’a fait rire mais aussi pleurer plus d’une fois

Toujours hanté par  son passé, Charly se retrouve face à la très perturbée Ambre, qui lutte entre ses deux personnalités. Au delà de leur histoire d’amour, on assiste à leur combat intérieur contre eux-mêmes. C’est ce combat qui donne toute son intensité à Burning Games, et qui le rend impossible à lâcher avant la fin. Et même une fois terminé, on en demande encore ! 

La plume de C. S. Quill est fluide, acérée et addictive. Ca ne fait aucun doute qu’il faut maintenant que je me procure Burning Dance, et que je retrouve C. S. Quill le plus rapidement possible ! J’espère de tout cœur qu’il y aura un troisième tome, peut-être centré sur le personnage de Brennan que j’ai beaucoup aimé dans ses quelques apparitions. 

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C.S. Quill

Après avoir été repérée sur Fyctia et publiée aux éditions La Condamine avec un premier roman percutant, Burning Dance ; C.S Quill revient avec un univers fort : celui des jeux à Vegas.  

La promesse, de Mia Sheridan

couv41813020De Mia Sheridan

Paru le 13 avril 2017

Chez Hugo New Romance

414 pages

17€

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Quand Kira croise Grayson à la banque, elle pense avoir trouvé la solution à son problème : il est visiblement à la recherche d’argent et elle est prête à partager celui dont elle héritera si elle se marie. Il ne lui reste plus qu’à faire sa proposition, un peu inhabituelle. Grayson a promis qu’il restaurerait le vignoble familial situé en Californie. Pour cela, il a besoin de fonds. Il va accepter avec réticence la proposition de Kira.

Apparemment, ils partagent bien peu de choses. Ils ont également des préjugés l’un sur l’autre.
Mais, au cours d’un été, au milieu des vignes, ils vont apprendre à se découvrir, à s’apprivoiser, à découvrir que leur rencontre va peut-être leur permettre de trouver bien plus qu’un avantage financier. 

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J’ai commencé cette lecture avec un peu d’appréhension. Même si on m’avait dit beaucoup de bien de Mia Sheridan pour son roman Archer’s voice, je n’avais pas été convaincue par Léo. Sans aucun doute, La Promesse m’a réconciliée avec la plume de l’auteure. 

A première vue, l’histoire de Kira et Grayson n’a rien de romantique. Ils se marient avant de se connaître pour accéder à l’héritage de Kira. Elle en a besoin pour vivre et sauver le refuge dans lequel elle est bénévole, alors que c’est pour Grayson la dernière chance de sauver le vignoble familial légué par son père. 

L’histoire est prenante, à chaque intrigue terminée une nouvelle apparaît, nous tenant en haleine du début à la fin. Les réponses arrivent peu à peu, nous offrant le tableau complet de leur histoire seulement dans les dernières pages.

Les personnages sont très attachants, chacun à leur manière. Kira est pétillante, pleine de vie malgré son histoire et les coups durs qu’elle a subi. Elle est unique, je n’ai jamais rencontré un personnage comme elle et je dois dire qu’elle m’a bien plu.

De l’autre côté, Grayson est victime de son passé. Il a connu tellement de souffrance qu’il se réfugie dans sa promesse à son père de rendre au vignoble sa réputation d’antan. Il change régulièrement d’avis et peut paraître un peu bourru. Le voir confronté à la personnalité de Kira était très intéressant, et j’ai beaucoup aimé l’évolution de son personnage.

La plume de Mia Sheridan est addictive et les personnages parfaits.

Le seul côté négatif de ce roman, ce sont les fautes qui, à mon avis, sont à reprocher du côté de la traduction. On passe du tutoiement au vouvoiement dans la même phrase, donnant des « tu voulez » à tout bout de champ. Il n’y a pas vraiment de logique, comme si la traductrice ne savait pas si elle devait utiliser le vouvoiement ou le tutoiement. Heureusement, ces erreurs ne sont qu’au début, mais ça a tout de même gêné ma lecture et m’a fait passer à côté du coup de cœur.  

☆☆☆☆☆

extrait

« Et je peux jurer, dit-il la voix légèrement tremblante avant de se reprendre, qu’il n’y a rien de mieux au monde que la main de quelqu’un que tu aimes et qui t’attrape dans le noir quand tu es perdu et terrorisé. »

Viens, on s’aime, de Morgane Moncomble

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De Morgane Moncomble

Sorti le 14 septembre 2017

Chez Hugo New Romance

i pages

17€

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Beaucoup s’accordent à dire que l’amitié fille-garçon n’existe pas. Et pour cause ! Lorsque Loan et Violette se sont rencontrés, ce fut un véritable coup de foudre platonique. A cette époque, Loan était en couple avec Lucie depuis quatre ans, si bien qu’il n’avait d’yeux que pour elle.

Mais seulement un an plus tard, beaucoup de choses on changé : Loan est un homme abattu depuis que sa petite-amie l’a quitté. Quant à Violette, elle commence une idylle avec le beau Clément — chose que Loan se surprend à détester. 

Alors quand sa meilleure amie, encore vierge, le supplie d’être son premier, il hésite. La proposition de Violette sent la mauvaise idée à plein nez… mais après tout, il ne s’agit que d’une fois. Rien qu’une. Pas vrai ?

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Viens, on s’aime, est un roman déniché sur Wattpad, qui a été écrit par une auteure très talentueuse aux nombreux écrits sur la plateforme. 

Viens, on s’aime est d’une fraîcheur presque jamais vue. Les personnages principaux ont été travaillés en profondeur et l’auteure a su ne pas oublier de donner une vraie consistance à ses personnages secondaires.

Tout d’abord, le personnage principal, Violette, est parfaitement maîtrisé. Violette est une fille avec beaucoup d’humour et tellement maladroite que c’en est hilarant. Elle rend chaque scène plus divertissante que la précédente. Son histoire avec Loan est l’une des plus belles histoires d’amour qu’il m’ait été donné de lire.

L’auteure nous transporte avec ses personnages. On pourrait s’imaginer évoluer à côté d’eux, les observer tomber amoureux à chaque chapitre. Le sujet abordé est celui de l’amitié fille-garçon. Existe-elle vraiment ? Est-elle possible ? A partir du moment où l’on connaît tout de l’autre, où l’on peut prédire la moindre de ses réactions, est-il possible de rester la simple amie ? C’est la grande question que se pose Violette, qui essaye dans toute la première partie du roman de mettre un nom sur ses sentiments. Est-elle juste habituée à vivre avec Loan, où est-ce bien de l’amour ? Comment savoir s’il ressent la même chose ?

Loan est difficile à cerner, autant pour nous, lecteurs, que pour la belle Violette. C’est un personnage extrêmement nuancé que j’ai adoré suivre tout au long des chapitres. J’avoue avoir été par moments jalouse de Violette, qui a la chance de vivre avec un garçon aussi adorable que Loan.

Zoé et Jason apportent un nouveau vent de fraîcheur. Chacun des chapitres où ils font leur apparition est plus drôle. Ce sont deux personnages secondaires qui, on le sent, ont été chouchoutés par l’auteure. Tous deux ont une histoire, un caractère parfaitement dessiné. Rien n’a été laissé au hasard, on ressent tout le plaisir qu’à eu l’auteure à raconter leur histoire.

Mon coup de cœur est pour le personnage de Ethan. C’est l’un des personnages les plus terre-à-terre du roman (avec Loan). Il a une grande intégrité et beaucoup de valeurs. Entre humour et émotion, c’est un véritable coup de cœur que j’ai découvert ici. Si vous cherchez une lecture légère et parfaitement écrite, ne cherchez pas plus loin et ajoutez Viens, on s’aime dans votre PAL !

 

The Player, de Vi Keeland

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De Vi Keeland

Sorti le 1 septembre 2016

Chez Editions City (Eden)

318 pages

17,50€

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La première fois que Delilah rencontre Brody Easton, c’est dans un vestiaire. La jeune femme est journaliste sportive et, pour sa première interview, elle a décroché le gros lot. Brody, le célèbre footballeur est prêt à tout dévoiler, au sens littéral : lorsque Delilah lui pose sa première question, il laisse tomber la serviette nouée autour des reins ! Heu… Brody est arrogant, macho, insupportable, il n’a vraiment pas grand-chose pour lui à part sa gueule d’ange et son corps parfait. Delilah ne veut en aucun cas sortir avec un type qui veut juste se payer un peu de bon temps.

Mais la jeune femme va vite comprendre que rien n’est simple. Comment résister à un homme qui la désire tellement ? Quelle est cette blessure secrète qu’elle perçoit derrière le masque du séducteur ? Et pourquoi une seule nuit ne suffit pas au jeune homme ?

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Après avoir découvert Vi Keeland dans Cocky Bastard et Avec toi malgré moi, co-écrits avec Penelope Ward, j’étais impatiente de la découvrir seule. J’appréhendais aussi, bien sûr, parce que le duo formé par Vi Keeland et Penelope Ward est tellement bien dosé que j’avais peur de voir un vrai déséquilibre. Mais rien de tout ça, au contraire ! Vi Keeland est aussi bonne en écrivant seule qu’en alliant sa plume à celle de Penelope Ward !

Dès les premières pages, The Player nous montre tous les ingrédients nécessaires à un bon roman de romance New Adult : des personnages drôles et attachants avec une histoire, des situations amusantes, une ambiance à la fois drôle et touchante… Tout y est. 

J’ai lu The Player en bien plus longtemps que je ne pensais, simplement parce que je n’avais aucune envie de le terminer ! Brody et Delilah sont deux personnages forts que je n’avais absolument pas envie de quitter. Leur histoire est belle, portée par la plume fluide de Vi Keeland.

Difficile d’en dire plus sur pourquoi ce roman est aussi touchant sans vous spoiler, alors je n’en dirai pas plus sur l’histoire, seulement… foncez ! Si vous avez déjà lu un Vi Keeland ou que vous hésitez, arrêtez et foncez en librairie dès maintenant. The player regroupe tout ce que je recherche dans un roman, et même plus.

La plume de l’auteure est fluide, addictive, elle nous transporte dans l’histoire de Brody et Delilah.

Comme à son habitude, Vi Keeland a su trouver le parfait équilibre entre humour et émotions.  

♥♥♥♥♥

extrait« – Libre ou pris ?

Sa réponse, pendant la pré-interview avait été « Ni l’un ni l’autre », ce qui, me semblait-il, était la réponse la plus adéquate au vu de sa vie sentimentale. Il n’était pas pris, mais il n’était pas libre non plus

Cependant, cette fois-ci, quand je lui posai la question, il me prit par surprise en répondant :

– Pris.

Je fus désarçonné un instant, mais me remis rapidement en mode juournaliste.

– Vraiment ? C’est nouveau ?

– Oui.

– Mais nouveau à quel point ?

– Tellement nouveau qu’elle ne le sait pas encore.

– Pardon ?

– Je compte bien le lui dire juste après cet interview. »

 

Vi Keeland

Vi Keeland a vendu plus d’un million de livres, ses titres sont apparus dans plus de cinquante listes de Best-seller et sont actuellement traduits dans douze langues. Elle habite à New York avec ses trois enfants et son mari qu’elle a rencontré à l’âge de 6 ans.

Retrouvez mes avis sur les autres romans de Vi Keeland 

Cocky Bastard – ICI         Avec toi malgré moi – ICI               

Another story of bad boys, tome 1 de Mathilde Aloha

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De Mathilde Aloha

Paru le 25 janvier 2017

Chez Hachette

600 pages

18€

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« Une simple rencontre et plus rien ne sera jamais pareil. »
Liliana Wilson ne pensait pas qu’en intégrant la célèbre université de Los Angeles : UCLA, sa vie allait autant changer.
Elle voyait son avenir déjà tout tracé : obtenir d’ici quelques années un diplôme en journalisme d’une des meilleures universités du monde puis parcourir le monde.
Tel était le futur auquel elle se destinait. Mais une rencontre dans la cité des anges, appelée Cameron va venir tout bouleverser, ses plans comme sa vie.
Comment cette histoire se finira-t-elle ? »

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Pour commencer, j’avais déjà lu Another Story of Bad Boys sur Wattpad, mais je m’attendais à beaucoup de changements, des scènes ajoutées, des parties complètes retravaillées. De ce côté, j’ai été légèrement déçue. Je n’ai pas vu de grandes différences entre les deux, j’ai plus eu l’impression que seulement des petits changements avaient été faits. Mais j’ai tout de même été heureuse de me replonger dans cet univers avant de découvrir le deuxième tome.

Côté personnages, je n’ai pas eu de vrai coup de cœur, si ce n’est Evan, troisième colocataire avec Lili et Cameron. Lili ne m’a ni dérangée ni vraiment plu, je ne m’y suis pas attachée. J’ai eu le sentiment que Cameron passait souvent du tout au tout mais son personnage et complexe et j’ai pu m’y attacher un peu plus. 

Je pense qu’il y avait trop de personnages secondaires, si bien que beaucoup sont laissés pour compte (Rafael, Sam…), j’espère vraiment qu’ils seront un peu plus présents dans le tome 2. 

Au niveau de l’histoire en elle-même, je n’ai rien à redire, les deux intrigues principales sont très prenantes et nous donnent envie de lire la suite pour en avoir le dénouement.

C’est au niveau de l’écriture que j’ai eu plus de mal, principalement parce que je n’ai pas trouvé certains dialogues crédibles. Je n’imaginais simplement pas quelqu’un de l’âge des personnages tenir des dialogues de ce genre. C’est, pour moi, le plus gros point négatif à ce roman

☆☆☆

Comment (bien) rater ses vacances, tome 1, de Anne Percin

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De Anne Percin

Sorti en 2010

Chez Editions du Rouergue (DoAdo)

186 pages

11,50€

 

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Pour échapper aux vacances en famille, Maxime choisit d’aller chez sa grand-mère.
Il avait tout prévu pour passer des jours tranquilles devant son ordi… sauf la crise cardiaque de sa grand-mère. Le voilà seul pendant son hospitalisation, et les vacances vont se transformer en feuilleton délirant !

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Alors que le quatrième tome de la saga vient de sortir, les éditions Du Rouergue ont ré-édité les trois premiers tomes pour en changer les couvertures. Ces nouvelles couvertures sont vraiment jolies et traduisent bien plus l’esprit de la saga que les précédentes (surtout pour le premier tome). Ce premier tome a été un véritable coup de cœur !

L’histoire est racontée, du début à la fin, par Maxime, personnage principal. Il est totalement atypique, ne ressemble à aucun des personnages qu’on rencontre habituellement dans des romans, et, pour être franche, un peu barré. Il a un grain de folie qui se ressent dans toute la lecture.

L’histoire se concentre sur Maxime, qui part habiter chez sa grand-mère le temps des vacances de ses parents, partis en Corse. L’un des points les plus importants, et qui m’a vraiment beaucoup plu, c’est qu’en dehors de Maxime, les personnages (sa grand-mère, son oncle, ses amis ou encore le policier du coin) ne font que de petites apparitions. La plupart du temps, on est seuls avec toute la folie de Maxime.

J’ai éclaté de rire plusieurs fois, allant jusqu’à en pleurer. Maxime a le don de se mettre dans des situations complètement déjantées et en plus de ça – comme si ça ne suffisait pas – ses réflexions sont hilarantes et il a lui-même un sens de l’humour aiguisé.

Je salue le style d’écriture unique et hilarant d’Anne Percin, qui m’a fait passé un moment formidable en compagnie de Maxime et de son humour.

Même si Maxime a 17 ans, je ne pense pas que Comment (bien) rater ses vacances ait un public parfaitement défini. Je pense que tout le monde se retrouvera dans ce récit original et désopilant, qu’ils soient jeunes ou moins jeune. 

En bref, un humour décapant, un personnage des plus attachants et des situations abracadabrantes en plus d’un style d’écriture unique et parfaitement maîtrisé.

☆☆☆☆☆

extrait

« – Halte-là. Figure-toi, chère ancêtre, que je ne m’achète pas des pizzas. Je cuisine. Parfaitement.
Elle ouvre un large bec, comme disait La Fontaine, et puis plus rien. Je me suis engouffré dans le brèche:
– Je fais de la moussaka. Enfin, presque. Et puis des döner-kebabs maison. Bon, pour l’instant, c’est plutôt de la world-cuisine, je te l’accorde, mais je ne me désespère pas de me lancer dans quelque chose de plus frenchie, à l’occasion.
– Mais… comment tu fais? Tu suis des recettes?
– Tsss… Pas la peine. J’ai l’instinct, qu’est ce que tu veux. C’est comme ça. Ca a du sauter un génération. Je prendre des ingrédient qui m’inspire, et hop. Ah, au fait, il faut que je te dise, quand même, tes oignions sont un peu périmés…
– Quels oignions?
– Ceux que j’ai trouvés dans le cellier. Franchement, ça a failli me gâcher mon kebab. Enfin, moi je dis ça, je dis rien… C’est tes oignions.

[…]

– Mais Maxime! a-t-elle enfin lâché. Dans le cellier, c’est pas des oignions! C’est des bulbes de tulipes! »