Le pacte d’Emma, de Nine Gorman

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De Nine Gorman

Paru le 2 novembre 2017

Chez Albin Michel Jeunesse

395 pages

16,90€

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Emma, 21 ans est atteinte du syndrome de Beckyngton, une maladie neurodégénérative. Elle est pourtant bien décidée à profiter des dernières années de sa vie, alors elle se rend à New York où elle trouve un poste auprès du directeur d’un groupe prestigieux : Anderson Corp. Cette rencontre bouleverse sa vie, mais Emma ne sait pas si elle peut faire totalement confiance à cet homme.

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En toute honnêteté, je ne pensais pas apprécier autant ma lecture. Déjà, la quatrième de couverture ne révèle pas grand chose de l’intrigue. Et plus j’avançais dans ma lecture, plus je rencontrais des thèmes qui ne me plaisent pas plus que ça en temps normal.

Le personnage principal, Emma, est plutôt attachant, même s’il m’est arrivé plusieurs fois de vouloir la secouer. Andrew m’a tout de suite beaucoup plu, mais ce sentiment s’est rapidement estompé. Plus j’avançais dans ma lecture, plus je le détestais !

Même après avoir terminé Le Pacte d’Emma depuis plusieurs jours, je ne sais toujours pas exactement quoi en penser. Des similitudes plus qu’évidentes avec The Vampire Diaries (la saga de L.J. Smith ou la série éponyme) m’ont beaucoup perturbée. Elles étaient si nombreuses que je me suis posé beaucoup de questions.

S’il y a une chose dont je suis sûre, c’est que ce roman est addictif au possible. Impossible de m’arrêter après avoir commencé ! Les réponses à nos questions arrivent au compte-goutte et même si vous pensez avoir tout compris, la dernière phrase vous achèvera !

J’attends beaucoup du deuxième tome, et j’espère de tout coeur qu’il sera à la hauteur du premier. 

☆☆☆☆

 

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Les plieurs de temps, tome 2 : Anthony à cinq minutes près, de Manon Fargetton

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De Manon Fargetton

Paru le 31 mai 2017

Chez Rageot

224 pages

11,90€

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Anthony est un Plieur de temps. Grâce à son horloge magique, il peut revenir 5 minutes en arrière. Mais un super-pouvoir peut-il rendre super-heureux  ?

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J’ai eu la chance de rencontrer Manon Fargetton au Livre sur la Place de Nancy, en septembre. J’avais déjà pu la voir aux Imaginales 2016 et 2017, mais cette fois-ci, j’ai craqué pour un roman jeunesse, le deuxième tome de la série Les plieurs de temps.

La première chose qui m’a attirée dans ce livre, c’est sans aucun doute sa couverture ! Tout comme celle de Robin (le premier tome), elle est simplement magnifique ! J’ai donc choisi (un peu à contrecoeur, il ne restait plus de Robin quand je suis arrivée) de commencer par le deuxième tome, mais je n’ai pas du tout été gênée dans la compréhension.

Anthony m’a beaucoup touchée. C’est un personnage assez complexe, il a beaucoup d’amour à donner mais, faute d’en recevoir, il met toute son énergie pour faire le « caïd » dans la cour d’école, et montrer à tout le monde qu’il est plus fort qu’eux.

Toute la complexité du personnage s’offre à nous grâce à son pouvoir de plieur de temps, celui de revenir cinq minutes en arrière. A chaque fois, Anthony s’exprime franchement et revient cinq minutes plus tôt, alors qu’il n’avait encore rien dit. C’est un moyen pour lui de dire tout ce qu’il a sur le cœur sans pour autant en subir les conséquences.

J’ai beaucoup aimé le voir s’exprimer, être lui-même puis revenir en arrière pour effacer tout ce qu’il a dit, et se construire une barrière une nouvelle fois. Sa relation avec son petit frère, Liam, m’a aussi beaucoup touchée, j’étais étonnée de voir qu’un garçon qui peut être aussi méchant avec les autres, à l’école entre autres, puisse faire preuve d’autant d’altruisme et de gentillesse.

En bref, j’ai beaucoup aimé ce premier tome des Plieurs de temps, je lirai sans aucun doute le premier tome avant la sortie des deux suivants (dont j’ai hâte de découvrir la couverture !). Un sans faute pour ce livre jeunesse signé Manon Fargetton.

Du livre à la série…

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Je me suis rendue compte que je n’avais jamais fait d’article parlant de série, ou de film… alors que j’en regarde un paquet. Alors voilà un nouveau rendez-vous, et pour ce premier Du livre à la série, nous allons passer Du Journal d’un vampire à The Vampire Diaries. Le dernier épisode de la série est passé sur la CW il y a maintenant plus d’un mois, et le dernier tome de la saga de L.J. Smith est sorti en 2014. Alors, pour ceux qui n’ont pas lu les livres, la saga a été crée par L.J. Smith mais est écrite par quelqu’un d’autre depuis le tome 7. Lire la suite

Ce qui nous lie, Samantha Baily

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De Samantha Baily
 
Sortie en 2013
 
Chez  Milady
 
282pages
 

15,20 €

 

 

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Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler… et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.
Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.
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Ce qui nous lie est un roman signé Samatha Baily, que j’ai eu la chance de rencontrer lors des Imaginales 2016 -et qui m’a été dédicacé.
Il était dans ma wish-list depuis un moment, mais je dois avouer que je m’attendais à tout sauf à ça.
J’ai reçu une grande claque. Samantha Baily maîtrise l’art du suspense et de la description. Ses personnages sont travaillés en profondeur -même les personnages secondaires, ce qui est assez rare pour être souligné-.
Alice est une jeune femme au don un peu particulier : elle voit les liens entre les gens, qui sont représentés sous forme de fils plus ou moins épais en fonction de la force de ce lien. Elle s’en sert alors pour traquer les hommes infidèles et les confondre auprès de leurs femmes. Seulement, Alice avait d’autres projets, elle aspire à une vie plus simple. 
Raphaël est un personnage charismatique et incroyablement difficile à cerner, ce qui ne le rend que plus attirant. Il représente pour Alice une véritable énigme.
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La plume de l’auteure est pour moi le plus grand atout de ce roman, puisque Samantha Baily parvient à apporter une touche de fraicheur dans un univers à la frontière entre fantastique et le monde tel qu’on le connaît.
Bien que le roman soit sorti dans la collection Grande Romance de Milady, l’histoire d’amour n’est absolument pas au cœur de Ce qui nous lie, bien au contraire ! L’histoire entre Raphaël et Alice est certes présente mais n’est qu’une infime partie de l’intrigue crée par Samantha Baily. 
Seul souci dans la lecture de Ce qui nous lie, sa longueur. J’ai été incroyablement frustrée en voyant la fin se rapprocher et je n’étais pas encore prête à lâcher Alice et Raphaël. Allez, juste dix pages de plus, seulement dix ! Bon, finalement peut-être vingt 😉
 

☆☆☆☆

extrait
« – C’est sûr que je me suis rendue compte que les gens dissimulaient bien plus que je ne le pensais, dis-je avec prudence.
– C’est normal, ils essaient de composer avec leurs désillusions. On nous vend tout au long de notre existence l’idée de la vie à deux, de la prospérité, de la beauté et du travail comme des recettes du bonheur. C’est fou de constater à quel point on se sent rassuré derrière des barreaux.
– Sûrement parce que c’est plus facile de vivre comme ça, en sachant qu’il y a un chemin tout tracé pour nous. Il n’y a plus qu’à s’y engouffrer.
– Ouais. Monter dans des wagons identiques, suivre les rails sans jamais en sortir. Les arrêts sont des étapes obligatoires, et puis, à la fin, c’est le même sort pour tout le monde. » 

Comment se débarrasser d’un vampire amoureux, Beth Fantaskey

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De Beth Fantaskey

Sortie en 2009

Chez Editions du Masque

410 pages

7.60 €

 

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Jessica attendait beaucoup de son année de terminale : indépendance, fêtes à n’en plus finir… Elle n’avait certainement pas vu venir Lucius Vladescu ! Soudain, elle découvre que ses parents l’ont adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, quand elle s’appelait encore Antanasia. Et, entre sa naissance et son adoption, ses vampires de parents biologiques ont eu l’excellente idée de la fiancer à un prince vampire, qui débarque aujourd’hui aux Etats-Unis pour récupérer sa promise.
Lucius est beau, prévenant, élégant : ça ne fait aucun doute, Jessica va lui tomber dans les bras. Malheureusement, la fiancée en question a d’autres projets et pas la moindre envie de suivre un inconnu en Roumanie, tout prince vampire qu’il soit. En nous racontant ses aventures avec un humour décapant, Jessica nous livre un guide pratique pour se débarrasser d’un vampire amoureux. Mais alors qu’elle invente tous les stratagèmes pour dégoûter Lucius, Jessica pourrait bien se retrouver prise à son propre piège. Prudence, les vampires peuvent se montrer très… persuasifs.
 
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J’ai succombé au charme de Comment se débarrasser d’un vampire amoureux, comme je m’y attendais. L’auteure nous livre une parfaite romance, même si elle n’était pas très bien partie, beaucoup d’humour et des personnages hauts en couleur.
L’histoire commence très rapidement, pas de présentations à rallonge et c’est tant mieux, on n’a pas le temps de s’ennuyer.
On accompagne Jessica dans sa découverte d’un autre monde, mais aussi d’elle-même. Elle cherche à en apprendre plus sur ses parents biologiques tout en essayant de se débarrasser de Lucius.
Le personnage de Lucius est le plus gros point positif de l’histoire, il est charismatique, charmeur et très drôle. Mais il sait aussi faire preuve de sérieux quand c’est nécessaire. C’est grâce à son personnage et à celui de Jessica que Beth Fantaskey rythme l’histoire.
Venons-en au personnage de Jessica, qui m’a énervé du début à la fin. Elle passe son temps à repousser les avances de Lucius mais dès que celui-ci se désintéresse d’elle, elle lui reproche de ne pas respecter le pacte.
Comment se débarrasser d’un vampire amoureux restera tout de même une belle découverte, la plume de l’auteure rend le livre très agréable à lire et on est tout de suite plongés dans l’histoire. Je lirai le tome 2 rapidement en espérant que Jessica évolue -et que Lucius ne perde pas de son mordant-.

☆☆☆

 
extrait
« Lucius me regarda avec un petit sourire narquois.
-Vraiment? Aucun prétendant? C’est scandaleux. J’aurais pensé que ton aptitude à manier la fourche attirerait des célibataires dans cette région de paysans. »
« – Essaie cette robe.
– J’ai déjà plein de vêtements, insistai-je.
– Oui. Et tu ferais mieux de tous les jeter. Et en particulier ce tee-shirt avec le cheval blanc, le coeur et la lettre I dans le fond. Qu’est-ce que ça veut dire ?
– I love les chevaux arabes. Pour dire que j’aime les chevaux arabes, expliquai-je.
– J’aime la viande saignante, mais ce n’est pas pour autant que je porte la photo d’un steak cru sur le torse. »

Iléana, Tome 1, Isabelle Meyer

 

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De Isabelle Meyer

Sortie en 2008

Chez Editions du Jasmin

389 pages

16.00 €

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Afin d’échapper à la horde armée qui a détruit sa cité et enlevé ses parents, Ileana, une jeune fée, cherche refuge dans le monde des humains, où elle se fait passer pour une adolescente comme les autres. Le retour dans son pays s’avérant plus difficile que prévu, elle devra compter sur l’aide de Claire et Benoît, ses amis du foyer, et sur celle d’un vieux libraire qui semble en savoir long sur le monde d’où elle vient…

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Le Septième guerrier-Mage, Paul Beorn

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De Paul Beorn

Sortie en 2015

Chez Bragelonne

528 pages

25,00 €

 

 

 

 

 

 

 

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Lorsque Jal se réveille, perdu et agonisant, il ne se doute pas que sa survie dépendra de son serment. Celui de défendre un village face à l’immense armée conquérante qu’il vient de déserter. Une armée menée par le plus puissant des Guerriers-Mages… Bientôt, de violents cauchemars assaillent le jeune soldat, les souvenirs de douze années de sa vie jusque-là oubliées, et avec eux, des capacités insoupçonnées… Sa promesse lui permettra-t-elle de découvrir ce qu’il est vraiment ?

 

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J’ai lu Le Septième Guerrier-mage dans le cadre du Prix Imaginales des Lycéens. C’est d’ailleurs bien le roman de Paul Beorn qui a gagné le prix cette année. Je ne vais pas mentir, la fantasy n’est pas mon genre préféré. Mais le roman de Paul Beorn a dépassé toutes mes attentes.

Le personnage principal, Jal, est un jeune soldat de 20 ans d’une telle maturité qu’on en oublierait son jeune âge. Ce qui m’a plu dans le roman, c’est que tous les personnages sont développés et approfondis, je n’ai pas eu l’impression de passer à côté d’un personnage.

J’ai bien accroché à l’univers crée par l’auteur, c’est souvent ce point qui me fait douter des romans fantasy. Mais là encore, Pierre Beorn a réussi à me surprendre -de la bonne manière-. Il y a rebondissement sur rebondissement, on n’a pas le temps de s’ennuyer et les pages se tournent rapidement, jusqu’à arriver à la fin -et quelle fin !-. Dès le début, les questions affluent, elles s’accumulent jusqu’aux réponses finales, impossible à anticiper !

J’ai beaucoup aimé le personnage de Jal, parce qu’il fait partie de ce genre de personnages que j’adore : les « méchants » avec un bon fond. Jal est aussi un personnage qui a connu une très grande évolution et ça m’a beaucoup plu. J’aurais cependant aimé que son personnage soit un peu plus complexe, mais ce n’est qu’une question de goût et ne remet absolument pas en causl’intrigue, qui m’a beaucoup plu. Je me suis aussi beaucoup attachée aux personnages secondaires, tous avec une histoire et un passé intéressant à explorer. Je me demande encore comment Paul Beorn a réussi l’exploit de leur accorder à tous une personnalité particulière tout en les rendant tous attachants !

J’aurais aussi que les scènes de combat soient plus… épiques, mais la plume de Paul Beorn, le personnage de Jal et l’intrigue en général ont rattrapé ce très léger point négatif. Une grande réussite pour Le Septième Guerrier-Mage et pour son auteur, que j’ai eu la chance de rencontrer lors des Imaginales 2016.

 

extrait

« Ils sont encore assez loin d’ici.
— C’est plutôt une bonne chose, non ?
— Sauf qu’ils sont venus en force, cette fois-ci. Le code était : un coup pour « peu nombreux » et deux coups pour « nombreux ».
— Il a fait deux coups ?
— Non : il en a fait trois.
Ah ouais.
»