Rien que nous, de Kristin Halbrook

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De Kristin Halbrook

Sortie en 2013

Chez Albin Michel (Wiz)

325 pages

5,90€

 

 

 

 

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Zoé, quinze ans, vit seule avec son père depuis la mort de sa mère. Alcoolique et violent, ce dernier est incapable de s occuper de sa fille. Will, dix-huit ans, rêve d arracher celle qu il aime à ce quotidien triste et sans avenir. Une nuit, après s être battu avec le père de Zoé, Will emmène la jeune fille, et ensemble, ils décident de tout laisser derrière eux. Ils prennent la route, direction Las Vegas, avec un rêve un peu fou : s y marier et être heureux, simplement.
Mais la police est à leurs trousses et Will ne tardera pas à avoir des ennuis. Entre les deux amoureux, la tension monte et ils vont réaliser que les rêves, même les plus doux, doivent avoir une fin…

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En commençant Rien que nous, je m’étais préparée à une histoire d’amour entre deux personnages qui tentent de fuir leurs vies, pas grand chose de plus. Autant le dire, j’ai pris une vraie claque ! Je suis ressortie de ma lecture sciée, ni plus ni moins.

On suit Zoé, une jeune fille de quinze ans qui vit avec son père alcoolique et Will, qui vient d’avoir dix-huit ans et s’être fait jeter du foyer où il vivait. Ensemble, ils décident de prendre la route, et d’aller où le vent les mènera. Bien sûr, rien ne se passe comme prévu, la police recherche Zoé et les événements s’enchaînent, jusqu’à la dernière page. Le roman est rythmé du début à la fin, impossible de s’ennuyer et encore moins de s’empêcher de tourner les pages pour en savoir plus.

A part quelques personnages tertiaires comme le père de Zoé, dont on entend parler de temps en temps, Zoé et Will sont les deux seuls personnages de cette histoire, qui est celle de leur vie. Au fil des pages, on comprend que ce voyage est leur seule chance d’avoir la vie qu’ils veulent, la vie qu’ils méritent.

L’amour qu’ils se vouent est évident, ils n’ont personne d’autre. Tout l’enjeu de ce voyage marque le roman d’une tension palpable tout le long et nous éloigne de l’idée de l’histoire d’amour que je pensais lire.

Zoé est tellement mature qu’on en oublie qu’elle n’a que quinze ans. Sa relation avec Will, au-delà de l’amour qu’ils se portent, est incroyable : ils se protègent l’un l’autre d’une vie qu’ils n’ont pas voulue. Les personnages de Kristin Halbrook sont étudiés en profondeur, ils sont tellement détaillés qu’on a l’impression d’évoluer avec eux. L’écriture est belle et bien menée.

En conclusion, Rien que nous est un roman poignant, marquant, que je ne suis pas prête d’oublier !

extrait

« Elle retire sa ceinture et se pend à mon cou, plaque ses lèvres sur les miennes. J’enfonce le pied sur la pédale de frein, ignorant les klaxons derrière nous. Qu’ils aillent tous se faire foutre.
Elle se recule d’un centimètre.
– Je t’aime, je lui murmure.
– Je sais.
– Y a des flics devant nous.
– J’ai vu.
– Tu crois que c’est pour moi ?
Elle hausse les épaules, puis hoche la tête.
– Pour nous.
Je l’embrasse encore une fois, lentement, comme si on avait personne devant ni derrière. « 

Le journal de Philol, de Yaël Hassan

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De Yaël Hassan

Sortie en 2012

Chez Plon

197 pages

16,00€

 

 

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Pour son quinzième anniversaire, Philomène, dite Philol, reçoit en cadeau de sa mère un journal intime. Trop ringard ? Pas tant que a finalement. Raconter sa vie et celle des autres, c’est un régal, surtout quand les événements se bousculent au lycée et à la maison. Et puis Philol tombe folle amoureuse de Nathan, le roots de la classe le beau gosse que convoite cette punaise d’Aurélie, une fille capable des pires horreurs. Comme si ça ne suffisait pas, voilà que Morgane, vilain petit canard du lycée, fait une TS (tentative de suicide), suite au message baveux d’un mystérieux corbeau, qui distille sa haine sur Internet.

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Je trouve très compliqué de faire rentrer Le journal de Philol dans une catégorie en particulier. Une version écrite d’un LOL! un peu plus réaliste et aisément menée par un auteur à la plume aiguisée.

Le journal de Philol traite aussi des dangers d’internet, autant pour les autres que pour soi-même. C’est à la fois une leçon de vie et une jolie histoire. Philomène -dite Philol- est un personnage très intéressant, drôle et qui a les pieds sur terre. Elle est aussi très bien entourée, de sa mère, sa grand-mère, sa sœur, sa meilleure amie et bientôt Nathan.

Elle est aussi confrontée à Aurélie, qui a des vues sur Nathan et entend bien détruire Philol, sa belle-mère, qui fait tout ce qu’elle peut pour retourner son mari contre ses filles et enfin son père, incapable de dire non à sa femme.

J’ai bien aimé le personnage de Nathan, qui est assez différent de tous les personnages que l’on a l’habitude de croiser : ici, pas de bad boy tatoué et au passé douloureux, seulement un Nathan à fond pour l’écologie et qui n’a pas de téléphone portable.

Yaël Hassan évoque aussi les problèmes rencontrés par les familles recomposées. Il nous fait suivre l’évolution de Philol au fil des pages, ce que j’ai beaucoup apprécié. Quand vient l’adolescence, les garçons, le lycée et les problèmes avec ses parents, Philol se contente de les maudire. Elle va petit à petit exprimer ses émotions et grandir, tout simplement.

En résumé, une très bonne lecture qui est passé à quelques millimètres du coup de cœur !

extrait

« 7 bonnes raisons de lire :

1 : Pour élargir sa culture générale.
2 : Pour améliorer son orthographe.
3 : Pour augmenter son vocabulaire.
4 : Pour passer un agréable moment.
5 : Pour développer sa concentration.
6 : Pour faire travailler son cerveau car, en lisant, on est actif et non passif comme devant la télé.
7 : Lire réduit le temps passé à surfer bêtement sur le Net !  » 

Embrasse-moi fort ! de Adria Font & Imma Sust

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De Adria Font & Imma Sust

Sortie en 2016

Chez Albin Michel Jeunesse

368 pages

16,90€

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Quatre jeunes filles, quatre copines de lycée s’identifient aux princesses de contes de fées. Silvia est intelligente et discrète comme Jasmine, Ana, en vraie Blanche-Neige est plutôt douce et romantique ; Bea, alias Cendrillon, est dynamique et déterminée tandis qu’Estela incarne une Belle au Bois dormant anticonformiste et fantasque.Malgré leurs différences, elles sont tellement unies qu’elles n’imaginent pas que quoi que ce soit puisse les séparer… Jusqu’à ce qu’un rendez-vous pris sur internet, un chien appelé Atreyu, un post sur un blog et les paroles d’une chanson ne viennent changer leur vie à tout jamais.

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Albin Michel, et plus particulièrement ses collections de jeunesse, est une maison d’édition que j’aime beaucoup. N’y pense même pas, Parle-moi Hate List, Un été pour tout changer… sont des romans que j’ai beaucoup appréciés. C’est pour ça que je ne comprends pas comment Embrasse-moi fort ! a pu y être publié.

Dès le début, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher. Beaucoup de personnages ont fait leur apparition dès le premier chapitre et j’ai du m’aider de la quatrième de couverture à plusieurs reprises pour savoir qui était Anna, avec qui sortait Béa, etc…

En plus de tous ces personnages à ingurgiter, on s’intéresse à chaque page à une histoire différente. Pour vous expliquer, il y a quatre personnages principaux : Anna, Béa, Silvia et Estela. Et à chaque page, il est question de l’histoire d’une d’elles en particulier, sauf que ça change tout le temps et il est impossible pour le lecteur de s’y retrouver ! En plus de ça, il y a sans arrêts des sauts dans le temps : « Quelques heures plus tôt, chez Silvia », « Trois heures plus tard, chez Béa », « Au même moment, au Piccolino »… Impossible de suivre !

Des quatre personnages féminins, il n’y a qu’Anna que j’ai pu supporter, et encore elle n’apparaît pas aussi souvent que ses amies. J’avais l’impression, tout au long du roman, d’avoir affaire à des gamines de onze ans, alors qu’elles sont censées en avoir entre seize et dix-huit. Le nom de leur groupe (Les Princesses) allait aussi dans ce sens et pour moi, elles n’étaient pas lycéennes mais se comportaient comme des collégiennes (au mieux !).

Ces filles sont de vraies girouettes. Par exemple, dans un des chapitres, Silvia a un coup de cœur pour Sergio, le copain de Béa (une de ses meilleures amies…). A peine deux pages plus loin, elle éprouve des sentiments plus forts que tout pour Marcos, son voisin. Elle change tellement d’avis que c’en est incompréhensible !

Estela, elle, sort par intermittence avec son prof de théâtre (marié). Elle ne cesse de rabâcher à quel point elle est amoureuse de lui, mais à l’instant où il ne répond pas à un de ses messages, voilà qu’elle se découvre un amour que rien ne pourra briser pour Marcos. C’est à croire que ce sont deux personnes différentes !

Le personnage que j’ai le moins aimé est Béa. Elle nous est présentée comme la plus jolie du groupe, très avenante, qui a souffert à cause d’un garçon… alors qu’elle se comporte comme une petite fille pourrie gâtée, jalouse, puérile et complètement à côté de la plaque niveau amitié.

En général, les écritures à quatre mains sont intéressantes puisqu’elles permettent de confronter deux points de vue, les mettre en commun, être ouvert à d’autres possibilités et ainsi proposer une lecture de meilleure qualité. Mais pour cela, encore faut-il que les deux auteurs se soient mis d’accord ! J’avais l’impression que l’une d’elle était pour les couples Sergio + Béa, Léo + Estela et Silvia + Marcos et que l’autre penchait plutôt pour : Béa célibataire, Estela + Marcos et Silvia + Sergio. Et qu’elles écrivaient un chapitre sur deux chacune leur tour.

J’avais vraiment l’impression de lire un « premier jet », il y a des incohérence de temps énormes (mais à force de jouer avec les sauts dans le temps, ça devait arriver…).

Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé Embrasse-moi fort ! et j’ai dû me forcer pour le terminer. Je n’ai jamais été aussi déçue par un roman au point que le continuer m’énervait et que je ne le faisais que dans l’espoir d’un retournement de situation de dernière minute (qui n’est jamais arrivé).

Frangine, de Marion Brunet

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De Marion Brunet

Sortie en 2013

Chez Sarbacane (exprim’)

292 pages

14,90€

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« Il faut que je vous dise… J’aimerai annoncer que je suis le héros de cette histoires, mais ce serait faux. Je ne suis qu’un morceau du gâteau, même pas la cerise. Je suis un bout du tout, un quart de la famille. Laquelle est mon nid, mon univers depuis l’enfance, et mes racines, même coupées. Tandis que ma frangine découvrait le monde le cruel le normal et la guerre, ma mère et ma mère, chacune pour soi mais ensemble, vivaient de leur côté des heures délicates. C’est à moi que revient de conter nos quatre chemins. Comment comprendre, sinon ? »

 

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Frangine était dans ma wish-list depuis très longtemps, j’hésitais à chaque fois. Mais à l’occasion du livre sur la place, je suis tombée sur Marion Brunet, souriante et avenante, qui me présentait son roman : Frangine. Je n’ai pas hésité plus longtemps… et je suis tombée amoureuse de sa plume.

Joachim nous raconte l’histoire de sa famille, et plus précisément celle de sa sœur, Pauline, et de ses deux mères : Julie et Maline.

Je me suis très rapidement attachée au personnage de Pauline, dès les premières pages. On la découvre d’abord timidement, entre deux tranches de vie de Joachim. Puis, elle prend de plus en plus de place, pour enfin devenir le récit lui-même.

Joachim réalise petit à petit que pour sa sœur, la rentrée n’a pas été aussi facile que la sienne. Victime de la bêtise de ses camarades de classes, qui ne conçoivent pas qu’elle ait pu être élevée par deux mères et ne pas avoir de père, chaque jour est plus difficile que le précédent pour Pauline.

Son personnage m’a beaucoup touchée, Pauline subit les moqueries et reste forte, puis elle découvre la solitude. On la voit décliner, page après page, sans aucun soutien et personne à qui parler. J’ai laissé échapper quelques larmes lors d’un moment très fort que je ne vous spoilerait pas. Marion Brunet montre, par ces deux pages douloureusement poignantes, que ce que peut vivre un adolescent jour après jour peut finir par le détraquer.

L’histoire est racontée au passé, mais Marion Brunet s’est servi de cette technique de narration pour enrichir son récit. Joachim raconte les faits passés mais a déjà pris du recul sur la situation, par exemple, voici une citation : « Je n’entendais rien des cris muets de ma sœur » « J’avoue : les détails de cette journée pourrie sont surtout destinés à me faire pardonner mon aveuglement complet sur l’état désespérant -et désespéré- de ma sœur. C’est comme si Joachim se passait le film des scènes et ajoutait des commentaires avec ce qu’il sait aujourd’hui et que nous, lecteurs, ignorons encore.

Joachim apporte un regard, une vision nouvelle sur l’histoire de sa famille. Chacune de ses phrase en apparence anodine est teintée de culpabilité.

J’ai été assez étonnée que Joachim et Pauline appellent Julie « Maman » et Maline par son prénom, alors qu’ils les considèrent toutes les deux comme leurs mamans.

Pour finir, j’ai été conquise du début à la fin par l’auteure et sa plume envoutante. Marion Brunet choisit chacun de ses mots avec soin et nous fait découvrir l’histoire de ses personnages. Son écriture est rythmée et émouvante. Un très gros coup de cœur !

♥♥♥♥♥

extrait

« Pauline avait froid et sommeil. Pourtant, elle n’a pas réussi à dormir de tout le trajet. Elle s’est recroquevillée contre la vitre de la voiture, le visage crispé. Quelque chose d’important se préparait. Il y avait des risques que ça se passe mal, ou que ça dérape… On n’en parlait pas mais je le savais, et elle aussi. Même si elle avait pris des forces pendant les vacances, ce n’était pas encore suffisant.

Il lui manquait l’épreuve du feu.

Qui s’approchait dangereusement.

Elle avait la trouille, une trouille dévastatrice qui lui bouffait l’esprit et la tétanisait. »

Les filles, tome 2, de Christopher

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De Christopher

Sortie en 2014

Chez Kennes

48 pages

12,90 €

 

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Après les révélations de l’inoubliable soirée pyjama chez Mumu, la vie reprend son cours normal ou presque pour les filles. Anna emménage avec son copain, et découvre par la même occasion les joies de la vie à deux, sur fond de chamailleries autour de la couleur du papier peint, tandis que Béné s’installe chez Chloé, le temps de se remettre de sa rupture avec Alain. Quant à Mumu, elle ne reste pas longtemps loin de la mêlée. Avec le retour d’Arnold d’Angleterre, qui débarque avec Alison, une superbe blonde qu’il entend bien héberger le temps qu’elle trouve un boulot et un logement, Mumu frôle de peu la crise de nerfs. Mais la personnalité d’Alison n’a pas fini de surprendre.
Mumu, qui va peut-être trouver une alliée là où elle pensait avoir affaire à une rivale.

 

 

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J’ai eu la chance de rencontrer Christopher au Livre sur la Place de Nancy l’année dernière (en 2015 donc), et il était grand temps que je vous en parle. Je n’achète pas beaucoup de Bande-dessinées, mais ça m’arrive quand je peux rencontrer les auteurs-dessinateurs. Christopher m’a fait une super dédicace et était vraiment super sympa. Bon, il faut savoir que je suis passée deux-trois fois devant le stand avant de me décider, et quand je me suis finalement laissée tenter, tous les Tomes 1 étaient partis…

Je me suis donc décidée pour le tome 2… et j’ai adoré ! C’est frais, pétillant, j’aime beaucoup le graphisme, les cinq filles ont des caractères qui leur est propre, elles se différencient toutes par leur attitude et ont des opinions bien tranchées.

En si peu de pages, je ne pensais pas qu’il était possible de s’attacher autant à des personnages. Mumu voit son copain revenir d’Angleterre… accompagné d’Alison, une fille aussi drôle que canon. Notre Mumu se décompose et tente de se faire remarquer, persuadée qu’Alison essaye de lui prendre sa place. J’ai beaucoup aimé le retournement final, qui est glissé si délicatement que j’aurais pu le rater. Comme on suit l’histoire des cinq amies en même temps, Christopher se concentre à la fois sur leurs histoires personnelles et leur histoire commune.

J’ai particulièrement aimé le personnage d’Anna, je pense que c’est à elle que je me suis le plus identifiée. Leila a elle aussi beaucoup à montrer mais elle n’était pas très présente dans ce tome et j’ai hâte d’en apprendre plus sur elle.

Le Livre sur la Place de Nancy cette année aura lieu du neuf au onze septembre, si j’ai l’occasion d’acheter le tome suivant, je n’hésiterait pas. En résumé, une bande-dessinée fraiche et amusante.

 

 

L’été où je suis devenue jolie, Jenny Han

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De Jenny Han
Sortie en 2010
Chez  Albin Michel (Wiz)
304 pages

6.90 €

 

 

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Depuis qu’elle est enfant, Belly passe tous ses étés dans la maison au bord de la plage.
Là, entre les bains de mer et les pichets de thé glacé, la vie est parfaite. Il y a Susannah et ses fils, Conrad l’ombrageux et Jeremiah, si charmant. Et puis l’été de ses seize ans, les choses changent Susannah sourit un peu moins. Les garçons paraissent plus lointains. Parce qu’il se passe quelque chose dont personne ne parle. Belly aussi a son secret. La vie chavire doucement, pour chacun d’eux. Plus rien ne sera comme avant.
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L’été où je suis devenue jolie est le premier roman que je lis de Jenny Han. C’est ce que j’appelle une lecture d’été, c’est à dire une lecture agréable où l’on n’a pas besoin de réfléchir.
Aucune originalité pour ce roman, simplement l’histoire de Belly, Conrad et Jeremiah.
Belly passe tous ses été en compagnie de Jeremiah, un garçon doux et à l’air sympathique, et de Conrad, le garçon qu’elle aime depuis toujours. L’été dont parle Belly, celui de ses 16 ans, est différents des autres. Parce qu’elle a changé et que le regard que les garçons lui portent a changé aussi.
On a l’impression que ces deux mois durant les vacances d’été sont le refuge de Belly. Elle attend toute l’année pour ces deux mois en compagnie de ses amis de toujours. Je me suis reconnue en Belly, qui met beaucoup de coeur dans tout ce qu’elle fait. Elle considère ces garçons comme sa propre famille et leur relation ambigüe était divertissante.
J’ai beaucoup aimé le personnage de Jeremiah, qui reste souvent en retrait et qui, à l’inverse de son frère, ne se fait remarquer que par sa gentillesse. Le personnage de Conrad m’a également beaucoup plu, le contraste entre les deux frères était plutôt impressionnant. J’ai aimé le fait qu’ils soient si proches malgré leurs différences.
Évidemment, je pourrais toujours trouver quelques points négatifs, comme le caractère un peu trop buté de Conrad ou encore les trop nombreux flashbacks. Mais dans l’ensemble, j’ai été plus que satisfaite par cette lecture.
C’était une lecture très agréable, l’auteure a su m’emporter des les premières pages. La plage, les vacances, un joli début de romance et des personnages attachants, L’été où je suis devenue jolie a parfaitement rempli son boulot de lecture d’été !

 

 
extrait
« – Je crois que tu m’as tordu la cheville, Conrad, ai-je ajouté.
J’ai fait semblant d’avoir du mal à nager jusqu’à eux. Il s’est avancé près du rebord de la piscine.
– Je suis sûr que tu survivras, a-t-il rétorqué avec un sourire narquois.
– Aide-moi, au moins.
Il s’est accroupi pour me tendre la main.
– Merci, ai-je dit d’une petite voix.
Je me suis agrippée à son bras, puis j’ai tiré de toutes mes forces. Il a vacillé, est tombé en avant et a atterri dans la piscine en faisant encore plus de bruit que moi. Je crois que je n’avais jamais autant ri de ma vie. Jeremiah et Steven aussi. Peut-être même que tout Cousins Beach nous a entendus. »

Le journal d’Aurélie Laflamme, l’intégrale,India Desjardins

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De India Desjardins

Sortie en 2010

Chez Michel Lafon

250 pages

6.60 €

 

 

 

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À quatorze ans, Aurélie Laflamme ne se sent aucune affinité avec personne. Depuis le décès de son père, sa mère est un vrai zombie, mais la voilà soudainement qui revit (et qui va même jusqu’à porter des dessous affriolants!). Pourrait-il y avoir un lien avec Denis Beaulieu, le directeur de l’école? (ou-ach!) Quant à sa meilleure amie, Kat, l’amour lui ramollit complètement le cerveau. Pas question de s’y laisser prendre, elle aussi! Mais personne n’est à l’abri d’un coup de foudre…
Et au milieu de ce tourbillon, Aurélie ne désire qu’une chose, trouver sa place dans l’univers.
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J’ai décidé de ne faire qu’une seule critique pour l’ensemble de la saga du Journal d’Aurélie Laflamme, puisque les points positifs et négatifs sont globalement les mêmes du tome 1 au tome 8. Je peux tout de suite vous dire que la série d’India Desjardin est ma saga jeunesse préférée, que je recommande à toutes les jeunes filles à partir de douze ans.
Le ton est frais, la plume légère, les personnages tous plus drôles les uns que les autres. Le format « journal intime » rend la lecture encore plus fluide. Du premier au dernier tome, le ton est le même : on rit à chaque page ou presque, en se demandant comment Aurélie peut être aussi maladroite. Elle arrive à se retrouver dans des situations toutes plus invraisemblables les unes que les autres et même au bout de huit tomes, on est toujours surpris.
Bien sûr, il y a des tomes que j’ai moins aimé (comme le tome 2) et d’autres que j’ai adoré. Je pense que mon préféré restera le dernier, le tome 8, celui où Aurélie entre dans le monde adulte sans pour autant perdre de son humour.
Impossible pour les jeunes adolescentes de ne pas se retrouver en Aurélie, qui n’est as l’héroïne parfaite mais bien une jeune fille hilarante qu’on pourrait croiser dans la rue.
Mon plus gros coup de cœur de la série concerne le personnage de Tommy, voisin et meilleur ami d’Aurélie, qui ne suit pas toujours Kat et elle dans leur délire. Tommy est beaucoup plus terre-à-terre que les deux filles, il est aussi extrêmement charismatique. S’il apparaît pu dans le premier tome, il prend très rapidement de la place dans la vie d’Aurélie et remet en question l’amitié fille-garçon. J’ai trouvé son personnage très rafraichissant et toujours intéressant.
Au fil de la série, l’auteure commence à traiter des sujets plus complexes et sérieux comme l’homosexualité. En lisant livre après livre, le lecteur grandit en suivant les personnages, a de nouvelles préoccupations et de nouveaux centres d’intérêt, comme Aurélie et ses amies.
Je n’ai pas aimé du tout le personnage de Nicolas, que j’ai trouvé un peu trop idéalisé pour être vrai, et c’est bien là le seul point négatif que j’ai trouvé à la série. Pour contrebalancer, les personnages de Kat (la meilleure amie d’Aurélie), Tommy et la mère d’Aurélie sont des personnages hauts en couleur avec presque autant de répartie qu’Aurélie.
Alors, si vous hésitiez encore à acheter le premier tome où à continuer la série, je ne peux que vous conseiller de ne plus hésiter. N’importe quelle adolescente (à partir de douze ans) sera conquise par l’univers d’Aurélie. C’est un très gros coup de cœur pour moi !

☆☆

 
extrait
« Note à moi-même : je me demande à partir de quel âge ma mère a commencé à devenir une obsédée du ménage.
Note à moi-même n°2 : m’assurer que ce n’est pas héréditaire.
Note à moi-même n°3 : si ça l’est, tenter de consacrer les prochaines années de ma vie à la recherche d’un vaccin contre l’obsession du ménage. »