Surf sisters, de Michelle Dalton

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De Michelle Dalton

Paru le 30 mai 2018

Chez Albin Michel Jeunesse (litt’)

315 pages

15€

 

Résumé.pngPassionnée de surf, grande amoureuse de la mer, Izzy est heureuse à Pearl Beach, sur les côtes de Floride. De nature plutôt timide et solitaire, elle évite les fêtes qui animent la ville l’été et préfère se lever à l’aube pour affronter les vagues. Bien entourée par ses amis, qui travaillent avec elle dans un magasin de surf pendant l’été, Izzy est heureuse et ne manque de rien. Tout bascule le jour où Ben entre dans la boutique. Il est en ville pour les vacances et cherche à prendre quelques cours de surf… qu’Izzy se fera une joie de lui donner.

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L’été dernier, j’avais lu 15 ans, de la même auteure, et même si j’avais passé un bon moment, je n’en avais pas gardé un souvenir impérissable. Quand j’ai appris que l’auteure sortait un nouveau roman, j’ai décidé de tenter à nouveau ma chance… et c’est une réussite.

J’ai été très agréablement surprise par ma lecture. L’écriture est très fluide, la romance agréable mais surtout, les personnages sont très profonds et je me suis prise à suivre l’intrigue avec énormément d’intérêt. J’ai beaucoup aimé le fait que, même si la romance est une partie importante du roman, elle n’est pas centrale.

C’est le surf qui occupe la plus grande importance dans la vie d’Izzie, et dans son récit. Surf sisters ne prend pas juste le surf comme un prétexte, une passion comme une autre, comme des personnages jouent au basket sans que le lecteur n’assiste à aucun match. Le surf est omniprésent dans le roman, et le sujet est extrêmement bien traité.

Izzie m’a beaucoup plu, tout de suite. Son attachement pour sa famille la rend très humaine et sa maladresse la rend drôle. J’ai beaucoup ri devant ses nombreuses gaffes. Mais c’est Ben qui m’a fait complètement chavirer. Il reprend tous les codes du parfait book-boyfriend, adorable et avec beaucoup d’humour.

Surf Sisters est le parfait roman pour l’été, une romance sans prise de tête, amusante et légère. 

☆☆☆☆☆

 

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It’s about love, de Steven Camden

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De Steven Camden

Paru le 8 septembre 2017

Chez Fleurus

477 pages

16,90€

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Il s’appelle Luke. Elle c’est Leia. Il vient d’un quartier populaire de Birmingham. Elle habite les beaux quartiers. Ils se rencontrent à la fac, à un cours de cinéma. Ensemble ils commencent l’écriture d’un scénario, ils apprennent à se connaître, ils tombent amoureux. Introverti et taciturne, Luke tente malgré tout ce qui les sépare de s’ouvrir au monde de Leia, sans jamais trahir le sien. Mais son histoire personnelle et son milieu le rattrapent quand son frère Mark sort de deux ans en prison. Mark, celui qui a fait voler en éclats leur famille…à l’université, Luke sent plus que jamais un fossé entre lui et les autres. Et si son histoire avec Leia n’y résistait pas ? »It’s about love » parle de fierté, de vengeance, de la famille… et d’amour. Car à la fin, tout se résume à l’amour.

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It’s about love est resté longtemps dans ma Wish-list, et presque aussi longtemps dans ma PAL avant que je m’y plonge enfin. J’attendais de pouvoir me concentrer uniquement sur ma lecture parce que je savais à quel point elle serait poignante. La couverture à elle seule m’avait déjà convaincue d’acheter It’s about love et le résumé encore plus.

On plonge directement au coeur de l’histoire avec Luke, un adolescent pas à sa place dans un lycée rempli de jeunes aux parents richissimes et aux maisons vingt fois plus grandes que la sienne. Si Luke a choisi ce lycée, c’est pour deux raisons : les cours de cinéma mais surtout, le fait qu’il ne connaisse personne. Et plus encore, que personne ne le connaisse, ni lui ni son histoire. Le frère de Luke, Mark, est sur le point de sortir après deux ans de prison. Luke a très mal vécu le départ de son frère et ne peut s’empêcher de lui en vouloir pour l’avoir laissé seul.

Le petit point de l’originalité est important, puisque tout le roman, de la première à la dernière ligne, est écrit du point de vue de Luke. C’est suffisamment rare pour être souligné et j’ai beaucoup aimé. Pour une fois, on ne sait pas ce qu’il se passe dans la tête de Leia et on est obligé d’attendre les révélations apprises par Luke pour en savoir plus à notre tour. J’aime quand on a un point de vue alterné mais ici, j’ai trouvé que c’était très bien vu et que c’était exactement ce dont avait besoin l’histoire pour gagner en profondeur. 

It’s about love n’est pas seulement une romance, ce serait plus que réducteur d’en parler de cette façon. C‘est une histoire magnifique, une véritable leçon sur la famille, le pardon et l’adolescence. Le titre est extrêmement bien choisi, il ne prend pas l’amour en parlant uniquement de la romance, mais l’amour qu’on porte à sa famille, à ses amis, qui peut nous faire faire n’importe quoi… au nom de cet amour. 

 

extrait

J’ai décidé que la pire chose à faire serait de lui demander pardon. Ca ne sert à rien de s’excuser. Les excuses, c’est quand on oublie quelque chose. Ou qu’on bouscule quelqu’un sans faire exprès. Les excuses, c’est pour les accidents. On ne peut pas s’excuser pour quelque chose qu’on a choisi de faire. C’est comme si on s’excusait d’être soi. 

Et plus si affinités, de Sara Barnard

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De Sara Barnard

Paru le 10 janvier 2018

Chez Casterman

450 pages

16€

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Ses parents inquiets de l’incapacité de parler de leur fille dans les situations de stress, essaient tous les traitements médicaux et psychologiques qui leur sont proposés. Paradoxalement c’est la surdité de Nick qui sortira Steffi de son mutisme. Entre langue des signes, regards éloquents et autres moyens de communications improvisées, les deux adolescent tissent un lien très fort.

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La quatrième de couverture m’a tout de suite attirée. Je ne connaissais ni l’auteure ni vraiment la maison d’édition, mais j’ai tout de suite été intriguée.

Steffi est une adolescente atteinte d’une anxiété maladive, qui lui enlève sa capacité de parler dans les situations les plus stressantes. Au fil des années et au prix de nombreux efforts, Steffi arrive à contrôler son stress et à parler en présence de son cercle le plus restreint : sa famille proche et sa meilleure amie (ses parents, sa belle-mère et Tem, sa meilleure amie)

Quand Tem quitte leur lycée, Steffi craint cette première rentrée seule, sans celle qu’elle considère comme son pilier dans la jungle qu’est le lycée. Mais c’est sans compter l’arriver de Rhys, étudiant sourd, qu’on lui présente car elle est la seule à pratiquer la langue des signes.

J’ai tout de suite beaucoup aimé le personnage de Rhys. Il est patient, gentil, heureux et ne se laisse pas définir par sa surdité, qu’il ne considère d’ailleurs pas comme un handicap.

Steffi m’a aussi beaucoup plu, même si j’ai eu un peu plus de mal concernant sa relation avec sa meilleure amie, Tem.

Le message du roman est beau, et une raison à lui seul de lire Et plus si affinités. Le roman de Sara Barnard est bien plus qu’une histoire d’amour entre deux adolescents, c’est un voyage à la recherche de soi-même. Steffi et Rhys sont comme tous les adolescents, ils cherchent leur place dans la société. 

☆☆☆☆

 

Harper in summer, de Hannah Bennett

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De Hannah Bennett

Paru le 28 juin 2017

Chez Rageot éditeur

327 pages

15,50€

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A cause d’une erreur de réservation, Harper, bientôt 15 ans, passe l’été avec sa famille bobo, ses détestables cousines et son meilleur ami Josh dans une maison pourrie au bord d’un lac glacé du Montana. Ceci est un test de taille de police. Face à eux, les somptueuses demeures des millionnaires dont les enfants, d’une beauté rare, sillonnent le lac en hors-bord. Invités à une fête, Harper et Josh font face à Quinn et à Tristan. Face à tant de nouveauté et de liberté, va-t-elle succomber au charme de cet été d’exception ?

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Harper in summer est le roman à lire en cas de coup de blues, ou simplement si vous avez besoin de rire un bon coup.

Harper a (presque) quinze ans, mais sans le savoir, je lui aurais facilement donné deux années de plus. Elle part en vacances avec toute sa famille (y compris ses détestables cousines) et celle de Josh, son meilleur ami, dans un coin paumé où leurs parents avaient l’habitude de partir à leur âge.

Le plus gros point positif du roman, d’après moi, est la plume d’Hannah Bennett. Son vocabulaire, la structure de ses phrases rendent chaque paragraphe plus drôle que le précédent.

La famille d’Harper est un petit peu perchée, tout comme celle de Josh, et ces vacances ne vont pas être de tout repos. Que ce soit clair, j’ai ri du début à la fin. J’ai ri comme un roman ne m’avait pas faire depuis longtemps et j’en ai adoré chaque chapitre.

A certains moments, la naïveté d’Harper et sa simplicité la rendent très enfantine, ce qui contraste avec le reste du roman, où son impertinence la fait paraître plus âgée qu’elle ne l’est en réalité.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Josh, dans le rôle de l’ado un peu paumé qui ne sait pas quoi faire pour ne pas risquer de perdre sa meilleure amie. Poppy, sa petite sœur, m’a amusée comme Benji, le frère d’Harper. Les parents apportent tous leur grain de sel, et j’ai particulièrement aimé Lauren, la mère de Josh, très discrète en règle générale mais qui sait se faire entendre quand c’est nécessaire.

En revanche, je n’ai pas pu supporter les cousines d’Harper ! Et je n’ai pas non plus aimé Quinn et Tristan, les deux ados de l’autre côté du lac. Ces quatre personnages faisaient ressortir le côté enfantin d’Harper et du roman en général et même s’ils étaient nécessaires à l’intrigue, je n’ai éprouvé aucune sympathie pour eux.

En bref, j’ai passé un excellent moment en compagnie d’Harper, Josh et leurs familles un peu cinglées. J’ai eu fou rire sur fou rire à imaginer les situations loufoques inventées par Hanah Benett.

☆☆☆☆☆

extrait

« Tout était parfait.

Mais comme à chaque fois que tout était parfait, dans ma famille, un élément imprévu est venu transformer ce qui, chez les autres, est un moment normal en champ de bataille. »

« – Maintenant que tout doute est levé entre nous, concernant cette stupide histoire de compétition, je peux te poser une question ?

J’ai acquiescé

-Est-ce que j’embrasse mieux que lui ? a-t-il demandé.

Franchement, si je n’avais pas eu conscience qu’une chute de trois mètres ne l’aurait pas tué sur le coup, je l’aurais poussé. »

Qui ment ? de Karen M. McManus

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De Karen M. McManus

Paru le 22 mars 2018

Chez Nathan

460 pages

17.95€

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Une intello, un sportif, un délinquant, une reine de beauté… un meurtrier. Qui allez-vous croire ?

Dans un lycée américain, cinq adolescents sont collés : Bronwyn (l’élève parfaite), Addy (la fille populaire), Nate (le délinquant), Cooper (la star du baseball) et Simon (le gossip boy du lycée). Mais Simon ne ressortira jamais vivant de cette heure de colle… Et les enquêteurs en sont vite sûrs, sa mort n’est pas accidentelle. Dès lors qu’un article écrit par Simon contenant des révélations sur chacun d’eux est découvert, Bronwyn, Addy, Nate et Cooper deviennent les principaux suspects du meurtre. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont tous quelque chose à cacher…

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J’ai tout de suite été entraînée dans l’histoire, à la recherche du moindre indice qui aurait pu m’indiquer l’identité du tueur. Les quatre personnages principaux, tous suspects du meurtre de Simon, sont en apparente assez clichés. C’est même comme ça qu’ils se présentent : L’intello (Bronwyn), le sportif (Cooper), le voyou (Nate) et la jolie fille (Addy). C’est d’alleur à ça qu’on pourrait les arrêter si on ne lisait pas le roman en entier.

Mais tous ces personnages deviennent de plus en plus profonds au fil des pages. Ils ont tous leurs particularités et alors que ce sont des personnages « clichés » qu’on peut détester facilement, leurs secrets les rendent moins parfaits (pour Cooper, Addy et Brodwyn) mais aussi plus humain (pour Nate).

Cooper et Brodwyin ont tout de suite attiré ma sympathie, même si je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi. Brodwyn essaye d’être parfaite aux yeux de ses parents pour intégrer Yale, pas grand-chose d’autre ne l’intéresse. Elle est prête à tout pour qu’ils soient fiers d’elle, quitte à risquer gros. En ça, j’ai trouvé qu’elle ressemblait beaucoup à Cooper. Son père a placé tous ses espoirs en lui il y a longtemps, le voyant déjà comme un champion de base-ball en devenir. De la même façon, Cooper est prêt à tout pour ne pas le décevoir.

eNate était plus complexe, dès le début. S’il se réduisait au délinquant de service pour le plus grand nombre, sa vie familiale compliquée et ses relations avec le reste du monde m’ont beaucoup perturbée. Tout de suite, j’ai compris que je ne savais rien de lui et qu’il faudrait plusieurs chapitres pour le comprendre entièrement. 

Quant à Addy, et bien, je l’ai trouvée un peu naïve, n’hésitant pas à s’effacer pour les beaux yeux de son copain. Si on la caractérise comme la reine de beauté, elle semblait pourtant ne pas beaucoup s’accrocher à cette popularité. On aurait dit qu’elle était déconnectée du monde qui l’entourait, et ce dès les premières pages.

Je me suis beaucoup attardée sur les personnages pour cette chronique mais c’était nécessaire, puisque le roman tient presque essentiellement sur ces quatre personnages, leurs mensonges et leur vie cachée. J’ai trouvé ça extrêmement intéressant et bien vu de la part de l’auteure de faire entrer en collision quatre personnages de milieux totalement différents et de cercles sociaux opposés, ou presque.

J’ai été tenue en haleine du début à la fin, avec une seule envie : découvrir qui est le tueur ? J’ai dévoré Qui ment ? en une journée, incapable de le poser avant la fin. Une très jolie surprise pour un Young Adult qui aura su conserver le suspense jusqu’au dernier moment.

☆☆☆☆☆

Emmy & Oliver, de Robin Benway

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De Robin Benway

Paru le 13 avril 2017

Chez Nathan

433 pages

15,95€

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Dix ans après le drame qui les a séparés, Emmy retrouve Oliver.
Mais comment renouer avec son ami d’enfance devenu un étranger ?
Depuis leur naissance, Emmy et Oliver sont inséparables. Mais alors qu’ils ont 7 ans, Oliver est enlevé par son père et disparaît de la vie d’Emmy, laissant derrière lui un vide impossible à combler.

Dix ans plus tard, Oliver est de retour. Emmy ne l’a jamais oublié. Pourtant, au moment de le revoir, le doute l’étreint : que reste-t-il de leur amitié après une si longue absence ? Emmy tente alors de retrouver sa place dans le cœur d’Oliver.

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Dès les premières lignes, j’ai su que Emmy & Oliver serait un coup de coeur. Je ne sais pas si c’est l’intrigue, les personnages ou l’écriture qui m’ont convaincue en premier, mais c’est ce tout qui m’a fait craquer.

Quand Oliver a été enlevé par son père, c’est toute la ville qui a été transformée. Dix ans plus tard, les blessures sont toujours à vif et Emmy est la première à en pâtir. Ses parents, très proches de la mère d’Oliver, ont tout fait pour la protéger, même si ça voulait dire la couper de toutes ses libertés. Interdiction de sortir le soir, de faire quoi que ce soit de potentiellement dangereux (comme du surf) ou même de parler d’Oliver.

Dix ans plus tôt, ils étaient les meilleurs amis du monde. Tout le monde a dû vivre avec cette absence, y compris Emmy. Mais quand Oliver est retrouvé et ramené à sa famille, la petite ville tremble une nouvelle fois et avec elle, la vie à laquelle Emmy s’était habituée. Emmy veut retrouver celui qui a été son ami, tout en apprenant, malgré elle, qu’il n’a plus rien du petit garçon de sept ans. 

La plume de Robin Benway est envoutante, sa capacité à passer de sujets complexe (l’enlèvement d’un enfant, le bien et le mal, le pardon) à d’autres beaucoup plus légers (comme l’histoire naissante entre Emmy et Oliver) est surprenante.

La romance entre les deux personnages est comme une évidence, dès le début. On sent entre eux une alchimie qui n’a pas disparue malgré les années passées loin de l’autre.

Les personnages secondaires sont très bien traités, très approfondis. On pourrait donner naissance à cette petite ville dont les habitants à l’esprit plutôt étroit se retrouvent confrontés à des situations innatendues. Les parents d’Emmy, d’Oliver, Drex et Caro, leurs meilleurs amis, sont autant de personnages que de caractères différents.

En bref, j’ai passé un excellent moment avec Emmy et Oliver, qui restera un coup de coeur et un joli souvenir !

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Shades of Magic, tome 1 : Shades of magic, de V. E. Schwab

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De V. E. Schwab

Paru le 8 juin 2017

Chez Lumen Editions

505 pages

15,00€

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Kell est le dernier des Visiteurs, des magiciens capables de voyager d’un monde à l’autre. Des montes, il y en a quatre, dont Londres est le centre à chaque fois. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge, et on y respire le merveilleux avec chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : les sortilèges s’y font si rares qu’on s’y coupe la gorge pour voler la moindre incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui s’y est répandue quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.

Depuis cette contagion, il est interdit de transporter un objet d’un monde à l’autre. C’est pourtant ce que va faire Kell, un chien fou tout juste sorti de l’adolescence, pour défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, et le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait pourtant sa vie sans hésiter. Et un jour, il commet l’irréparable : il passe une pierre noire comme la nuit dans le Londres Gris où une jeune fille du nom de Lila la lui subtilise. Mais la magie n’attire jamais à elle personne par hasard !

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Shades of magic s’écarte légèrement de mon genre de lecture habituel. Même si ça reste du Young Adult, je ne suis pas habituée à la fantasy et avais quelques appréhensions avant de me lancer dans ce roman. Et j’ai été simplement bluffée !

C’est la couverture qui m’a attirée, je l’ai tout de suite remarquée à la librairie et ai tout de suite ajouté ce premier tome à ma wish-list, pour le dévorer quelques ours plus tard.

J’ai beaucoup aimé l’idée des quatre mondes qui se rejoignent en Londres. L’univers est complexe, original mais aussi incroyablement bien décrit.

Si j’ai trouvé le début un petit peu longuet, à partir de la page 200, ça n’a été que du bonheur ! Les personnages sont extrêmement attachants et ont tous un petit quelque chose qui les rend particulier.

J’ai souvent du mal à accrocher avec les personnages principaux féminins mais là, Lila a su me convaincre dès le début. Voleuse, la jeune femme n’a rien de la princesse en détresse qui attend son prince charmant. Au contraire, elle détrousse le prince charmant à la première occasion, n’hésite pas à trancher la gorge de ceux qui lui résisteraient et ne compte pas se laisser marcher sur les pieds. Quand elle rencontre Kell et qu’une opportunité d’aventure s’offre à elle, de quitter la misère qu’elle a toujours connue, elle n’hésite pas une seconde.

Quant à Kell… comment expliquer tout mon amour pour ce personnage en quelques lignes ? Kell est incompris, pris dans une famille à laquelle il n’appartiendra jamais véritablement, se battant pour l’amour de ceux qu’il considère comme ses parents. Tout ce qui le fait tenir, c’est son frère, Rhy, héritier de la couronne dans le Londres Rouge. Quand il découvre la pierre noire, artefact maudit, il n’hésite pas et prend la décision de se sacrifier. Son sens de l’honneur, sa répartie et son amour pour son frère sont tout ce qui l’ont rendu unique à mes yeux.

Je suis tombée amoureuse de la plume magique de V. E. Schwab en quelques pages, pour finalement ne plus réussir à la quitter. Une chose est sûre, je vais me jeter sur le deuxième tome !

 

☆☆☆☆☆