PS : Tu me manques, de Brigid Kemmerer

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De Brigid Kemmerer

Paru le 7 février 2018

Chez Hachette Romans

432 pages

 

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Juliet a toujours écrit à sa mère. Depuis sa mort soudaine, cette habitude est pour elle comme une bouée de sauvetage. Même si les courriers de Juliet restent sans réponse, elle continue de les déposer sur sa tombe chaque semaine.

Declan n’aurait jamais cru qu’une lettre pourrait changer sa vie. Pourtant, celle qu’il trouve au cimetière, où il fait des travaux d’intérêt général après le lycée, le touche profondément… Et il ne peut s’empêcher d’y ajouter deux mots.

Commence alors une correspondance inattendue entre Le Crépuscule et La Fille du Cimetière, deux étrangers que tout oppose. Ce qu’ils ignorent, c’est que leurs routes se sont déjà croisées…

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La couverture à elle-seule m’a donné envie de lire ce roman : elle est sobre, simple et émouvante. Le résumé avait confirmé ça, c’est pour cette raison que j’avais été déçue de ne pas réussir à entrer dans l’histoire. J’ai dû lire une cinquantaine de pages avant de m’arrêter, j’avais l’impression d’être à dix mille kilomètres de l’histoire. Je l’ai repris quelques jours plus tard et cette fois, je m’y suis mise complètement. Je pense que je ne l’avais pas débuté au bon moment, puisqu’en le relisant, je me suis sentie touchée dès le début

Le récit est plutôt simple, à première vue. Juliet se remet à peine du décès de sa mère, photographe de terrain. Declan se bat avec des problèmes familiaux, un père en prison et un beau-père qui le déteste. Seuls, Juliet et Declan sont des personnages « ordinaires » avec leurs problèmes et leurs vies. Ensemble, ils peuvent guérir. Ensemble, ils sont le parfait mélange d’émotions dont on a besoin pour un roman qui nous restera en tête longtemps.

Juliet dépose des lettres sur la tombe de sa mère, semaine après semaine. Declan passe ses après-midis au cimetière, où il effectue des travaux d’intérêt général. Il se retrouve en la fille qui laisse les lettres, celle qu’il appelle « La fille du cimetière », et débute une relation épistolaire. On penserait qu’ils n’ont pas grand-chose en commun, mais ce qu’ils ressentent est similaire. Après une tragédie, tous deux ont l’impression de ne vraiment pas faire partie du monde qui les entoure. 

PS : Tu me manques m’a fait pleurer. Je ne pleure pas facilement en lisant mais là, les cent dernières pages m’ont achevée. C’est une lecture très émouvante et le message de l’auteure est beau. Le roman a passé quelques mois dans ma  PAL, et je regrette de ne pas l’en avoir sorti plus tôt. Quoique, je pense l’avoir sorti au moment où j’en avais besoin.

La plume de Brigid Kemmerer est chargée en émotions mais pourtant, fluide. Une fois entrée dans l’histoire, je l’ai terminée en quelques heures, incapable de reposer mon livre. C’est exactement ce que j’attends d’une lecture.

☆☆

extrait

Parfois, on atteint un stade où la douleur devient insupportable, où on est prêt a n’importe quoi pour se débarrasser de sa peine. Même si pour ça on en vient a blesser quelqu’un d’autre.

Nos éclats de miroir, de Florence Hinckel

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De Florence Hinckel

Sorti le 17 janvier 2019

Chez Nathan

175 pages

14,95€

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Je m’appelle Cléo, et j’aurai bientôt 15 ans, 1 mois et 20 jours? Cette date est importante pour moi, car c’est à cet âge-là que tu es morte, ma chère Anne Franck. Tu es mon écrivaine préférée ! Alors j’ai décidé de m’adresser à toi dans ce nouveau carnet. Je vais te raconter ce qui m’interroge, me fait rire ou bouleverser.

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Nos éclats de miroir ne m’a, dès le début, pas vraiment attirée. Enfin si, la quatrième de couverture promettait un récit plutôt alléchant, mais le fait que le roman soit aussi court m’avait vraiment refroidie. Il y a assez peu de contenu et j’ai tout de suite eu peur que l’histoire soit bâclée.

J’ai eu l’impression qu’Anne Frank n’était qu’un prétexte pour écrire un roman sur l’adolescence, et que les quelques passages où Cléo s’adresse directement à elle, faisant références à des moments de sa vie ou à des extraits de son journal. Cet aspect du roman, pourtant montré comme central, est loin d’avoir été assez développé. 

Là où je suis vraiment déçue, c’est que je commençais à apprécier ma lecture, vers la fin. Ou en tous cas, les personnages secondaires laissaient apercevoir des intrigues plutôt intéressantes : la mère et la soeur de Cléo, en particulier, auraient pu apporter un message mille fois plus puissant si on leur avait donné une plus grande importance. 

 

Malheureusement, je suis complètement passée à côté de ce roman.

 

As she fades, d’Abbi Glines

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D’Abbi Glines

Paru le 8 novembre 2018

Chez Hugo New Romance

356 pages

17€

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La remise des diplômes sera sans doute le plus beau jour de la vie de Vale McKinley. Avec son petit ami Crawford, ils ont prévu de profiter de l’été, avant d’intégrer ensemble  » à la rentrée ‘ une grande université, qui les conduira à un avenir resplendissant et plein de possibles… Pourtant, le destin en décidera autrement. Cette nuit-là, ils ont un grave accident de voiture qui laisse Crawford dans le coma. Terrible épreuve que Vale passe sur une chaise d’hôpital, à attendre désespérément le réveil de Crawford. Heureusement, elle trouve un peu de réconfort auprès de Slate Allen, un ami de son frère qui vient tous les jours rendre visite à son oncle mourant.
Mais voilà un autre imprévu… Au fil des jours, elle se rend compte que son coeur bat plus vite au contact de Slate. Non, elle ne peut ressentir cela, elle n’en a pas le droit. Alors, quand Crawford se réveille, sans aucun souvenir de son passé ni de leur relation, Vale devra sans doute prendre la décision la plus difficile que la vie peut vous infliger…

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Vous ne le savez peut-être pas, mais Abbi Glines est une auteure que j’aime énormément. Mais la quatrième de couverture me faisait un petit peu peur, je craignais de ne pas accrocher à cette idée de mini triangle amoureux dont l’un des 3 est dans le coma

Certains romans sont très difficiles à chroniquer puisqu’il est impossible dans dire beaucoup sans spoiler toute la lecture et vraiment gâcher le twist qu’il est compliqué d’anticiper (j’avais une petite idée mais j’ai quand même été bluffée par la réalisation), c’est pour cette raison que ma chronique sera plus courte qu’habituellement.

L’écriture d’Abbi Glines est particulièrement légère, comme toujours, et m’a entraînée très, très rapidement de chapitre en chapitre. J’ai terminé le roman en seulement une journée et pour être honnête, j’en aurais voulu encore plus. C’est la seule chose qui m’a fait baisser la note, je suis passée de 5/5 à 4/5 car je pensais qu’il y avait suffisamment de matière pour facilement 50 pages supplémentaires, même si la fin – quelque peu ouverte – reste acceptable.

Je pensais détester Slate et ça a été tout le contraire. Il est extrêmement attachant, drôle et bien plus appréciable que je ne pensais. De la même façon, j’ai trouvé Vale très, très touchante.

Je ne peux pas en dire plus sans risquer un spoil, mais je vous conseille complètement As she fades si vous aimez le YA et la romance.

extrait

-Comment veux-tu que je le quitte ? demandai-je à Knox. Comment veux-tu que j’aille à la fac sans lui ?

Là dessus, je me dirigeai vers l’ascenseur.

-Chaque chose en son temps. C’est ce qu’il voudrait.

J’avais toujours fait ce que Crawford voulait. Mais il n’avait jamais exigé quelque chose d’aussi douloureux pour moi.

L’amour, la vie et ma liste, de Kasie West

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De Kasie West

Paru le 14 mars 2019

Chez Hugo New Way

332 pages

17€

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Abby Turner n’avait pas vraiment prévu que l’été de ses dixsept ans serait une telle catastrophe. Sérieusement, tomber amoureuse de son meilleur ami Cooper ? Se faire rejeter de l’école d’art qu’elle convoitait tant car son travail « n’a pas d’âme » ? Sans compter les problèmes d’anxiété de sa mère qu’elle arrive de moins en moins à gérer… Il lui vient alors une idée loufoque : La liste. Abby va se donner un mois pour accomplir dix missions. Morceaux choisis : affronter l’une de ses plus grandes peurs (n°3), écouter l’histoire d’un parfait inconnu (n°5) ou encore tomber amoureuse (n°8). Si elle parvient à compléter cette liste, elle deviendra enfin l’artiste qu’elle a toujours rêvé d’être. Mais alors que la date fatidique approche, Abby réalise que ces défis sont bien plus complexes qu’elle ne l’aurait imaginé… Et que peut-être, avant de transformer son art, elle devra d’abord accepter de se métamorphoser elle-même.

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Merci aux éditions Hugo & cie pour leur confiance et l’intérêt qu’ils portent à Hope Bookine

Je connaissais Kasie West pour avoir lu Listen to your heart, qui sort d’ailleurs en poche le 14 mars. Je me souviens d’une romance légère qui m’avait plu, et j’attendais la même chose de son nouveau roman. 

L’amour, la vie et ma liste a des allures de vacances, des airs d’amour et d’amitié, et ça fait du bien. Le personnage principal, Abbi, est coincée dans la friendzone depuis que sa déclaration d’amour à Cooper, son meilleur ami, est restée sans réponse. Si ça n’a pas gâché leur amitié puisqu’Abbi a réussi à tourner sa déclaration à la rigolade, voir Cooper avec une autre reste très difficile pour elle. Pourtant, elle n’imagine pas ne pas faire partie de sa vie, alors reste présente pour lui. Abbi ne pousse pas, ne cherche pas à ruiner l’histoire de Cooper et sa copine, elle est la meilleure amie dont on pourrait rêver, alors même que tout n’est pas rose pour elle. 

Son père, militaire, passe plus de temps à l’étranger qu’à la maison, et communiquer avec lui est difficile. Ils échangent par mail mais chaque fois que son père est déployé, Abbi doit voir sa mère dépérir. Le seul adulte sur lequel elle peut vraiment compter est son grand-père, mon personnage secondaire préféré, dont le cynisme et le sarcasme m’ont beaucoup fait rire tout au long du roman.

Abbi est une artiste, elle peint et espère exposer ses oeuvres dans le musée où elle travaille. Pour ça, elle doit présenter de nouvelles peintures avec plus de « coeur » à la fin de l’été. Abbi crée donc avec Cooper la « liste du coeur », censée leur faire découvrir de nouvelles choses, tenter de nouvelles expériences pour se découvrir eux-mêmes. J’ai trouvé l’idée très bonne et ça nous permet de réellement voir Abbi grandir.

J’ai passé un excellent moment de lecture et Kasie West a su me surprendre quelques fois alors que je pensais que ma lecture serait très légère. Un moment en particulier m’a tiré quelques larmes et ce passage, très fort, m’a fait basculer de la « bonne lecture » à « excellente lecture ». 

L’amour, la vie et ma liste est une romance Young Adult comme je les aime, à al fois légère et toute en émotions, qui ne m’a pas fait sortir de ma zone de confort mais qui m’a surprise par moments. La plume de Kasie West est fluide et ce roman devient mon favori de l’auteure.

☆☆

Retrouvez mes chroniques des autres romans de Kasie West :

Listen to your heartPS : I like you

Nos vies en l’air, de Manon Fargetton

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De Manon Fargetton

Sorti le 9 janvier 2019

Chez Rageot

192 pages

 

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Mina et Océan.
Ces deux-là se rencontrent par hasard ce soir sur le toit-terrasse d’un immeuble. Ils ont choisi le même spot pour en finir. Ils décident de s’accorder la nuit pour faire, ensemble… tout ce qui leur passe par la tête, en se disant toujours la vérité. Où cela va-t-il les entraîner ?

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Mina et Océan côtoient la mort plusieurs fois au court de cette simple soirée. La première fois, c’est lorsqu’ils s’apprêtent à en finir en se jetant du haut d’un immeuble -simple, efficace-. Mais ils ont tous les deux choisi la même journée, le même immeuble. Ce qui sonne comme une coïncidence ressemble plutôt à un coup du destin. Les deux personnages s’offrent alors une dernière soirée et se lancent chacun leur tour des défis plus dangereux les uns que les autres, n’hésitant pas à frôler la mort. 

La force de ce roman, c’est la palette d’émotions qu’il parvient à transmettre (ou plutôt, que l’auteure parvient à transmettre). J’ai eu le sourire aux lèvres, j’ai franchement ri, j’ai pleuré aussi et je me suis sentie mal un moment. Avec Nos vies ne l’air, je me suis pris une sacrée claque parce que, pour la première fois depuis longtemps, j’étais face à un roman dont j’ignorais tout du déroulement. 

Nos vies en l’air est un roman assez court, mais très intense. Je me suis surprise plusieurs fois à retenir ma respiration. La prouesse de Manon Fargetton dans ce roman, c’est que le lecteur n’a absolument aucune idée de l’issue de cette soirée pour Mina et Océan. En se donnant des défis aussi dangereux, ils peuvent se blesser ou pire à n’importe quel moment, n’importe quelle minute qui les sépare du lever du soleil. J’ai trouvé ça particulièrement bien réalisé et c’est ce qui m’a tant bluffée.

La plume de Manon Fargetton, toujours aussi percutante, m’a fait tourner les pages de ce roman jusqu’à la dernière, en espérant qu’il y en ait encore plus. Mais si j’avais peur qu’il y ait trop peu de pages, j’ai été surprise en découvrant que l’histoire s’arrêtait exactement au moment nécessaire.

Pour mon premier Young adult écrit par Manon Fargetton, je suis très agréablement surprise. Nos vies en l’air touche de sujets importants tels que le harcèlement, l’amour de soi. 

 

Ensemble à minuit, de Jennifer Castle

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De Jennifer Castle

Sorti le 7 novembre 2018

Chez Casterman

360 pages

16€

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Entre Noël et le jour de l’An. Une jeune fille est renversée sous les yeux de Kendall et Max. Choqués, ils se réfugient dans un café, se sentant coupables de n’être pas intervenus. Là, la serveuse leur lance un défi : elle leur demande de faire sept bonnes actions désintéressées d’ici le 31 à minuit au lieu de se plaindre. C’est ainsi qu’ils se retrouvent chaque jour à parcourir la ville de New York où ils tentent d’aider sept inconnu-e-s…parfois adorables, d’autres fois à peine aimables. Mais ils tiennent bon et apprennent eux aussi à se connaître.

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Je ne connaissais pas du tout l’auteure d’Ensemble à minuit, et je suis toujours excitée à l’idée de découvrir de nouvelles auteures – surtout quand le résumé du roman est aussi alléchant que celui-ci ! Je n’attendais pas grand-chose de ma lecture, si ce n’est de passer un bon moment.

Dès le début, j’ai compris que j’allais aimer ma lecture. Ça arrive de temps en temps, on lit les premières pages et on sait, d’instinct, que c’est le genre de lectures dont on a besoin en ce moment. La plume de Jennifer Castle m’a immédiatement interpellée. J’ai eu l’impression d’être sur un nuage, ni plus ni moins. Rien – ou presque – de mal ne pouvait arriver, ou même si c’était le cas, la plume de l’auteure est tellement légère et douce que je savais d’avance que je ne serais pas déçue.

Plus que tout, c’est le message, ou plutôt les messages transmis dans Ensemble à minuit qui m’ont convaincue. Kendall et Max ont pour défi d’accomplir 7 bonnes actions, désintéressées avant la nouvelle idée. Si l’idée est très bonne, la seule chose qui m’a dérangée dans le roman, c’est que j’ai eu un peu de mal à croire au réalisme de la façon dont tout se met en place. On s’y fait, mais sur le coup, je me suis rapidement dit que je savais que ça ne pourrait pas arriver dans la vraie vie.

La partie très intéressante du roman, c’est que chaque personne « aidée » par Kendall et Max dans le cadre de leurs bonnes actions a droit à un chapitre de son point de vue. J’ai beaucoup aimé l’idée, qui nous montre bien qu’on ne sait jamais ce qu’il se passe dans la vie des gens que l’on croise, que la moindre petite chose peut réellement avoir une incidence positive – ou négative – dans la vie d’autrui.

En bref, Ensemble à minuit est ce que j’appelle une « lecture doudou ». C’est le roman parfait à lire sous un plaid, un chocolat chaud à la main, dès qu’on a un petit coup de blues. 

extrait

Peut-être qu’au fond, une falaise n’est pas très différente d’un coin de rue. Parfois il faut faire un pas, et parfois il faut sauter. Dans un cas comme dans l’autre, ce qui compte vraiment, c’est de ne pas rester immobile.

Normal, tome 1 : Strong girls forever, d’Holly Bourne

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De Holly Bourne

Sorti le 7 février 2019

Chez Nathan

464 pages

17,95€

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Dans le Club des Vieilles filles (comprendre : filles indépendantes et fières de l’être !), elles ont 17 ans et elles sont trois… Lottie, belle brune qui collectionne les garçons autant qu’elle les fait fuir par son intelligence. Amber, la pétulante rousse qui complexe de sa taille de girafe… et Evie. Evie a des crises d’angoisse qui l’obligent à se laver les mains 60 fois par jour et qui lui ont gâché la vie pendant des années. Aujourd’hui, elle ne rêve que d’une chose : devenir enfin « normale » ! Lycée, fêtes, copines… et un premier petit copain normal, est-ce trop demandé ?

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Il faut savoir que juste avant de commencer ce roman des éditions Nathan, j’étais en Angleterre et étais à deux doigt d’acheter ce roman d’Holly Bourne qui avait l’air vraiment génial… Heureusement, j’ai fini par réaliser que, tiens donc, les noms des personnages étaient les mêmes et ça alors ! Le nom de l’auteure aussi ! J’avais donc encore plus hâte de commencer « Strong girls forever : comment ne pas devenir cinglée ». Et il faut aussi avouer que ce titre est intriguant ! 

Les deux-trois premiers chapitres m’ont tout de suite fait comprendre que ma lecture ne ressemblerait à aucune autre. Si vous cherchez une histoire d’amour, vous feriez mieux d’aller chercher ailleurs. L’histoire d’Evie est, justement, l’histoire d’Evie. Et c’est exactement ce qui me manquait dans mes lectures Young Adult de ces derniers mois, mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. A force de faire de la romance l’élément central, on en perd l’essentiel. Et ça, Holly Bourne l’a bien compris puisqu’elle a trouvé le dosage parfait pour 

Il y a eu un petit passage à vide au bout d’une centaine de pages, qui m’a fait reposer mon livre deux-trois jours, mais une fois remise dedans, je suis repartie et ai fini tout le roman d’une traite ! J’ai été complètement bluffée par la plume d’Holly Bourne,et trois jours après avoir refermé le roman, je suis encore sous le choc. Je me suis pris une claque comme rarement avec un roman !

Evie a des TOCs. Ce qui la différencie des autres adolescentes de son âge la pousse à rechercher une « normalité » qu’elle idéalise. Obsédée par l’idée d’être comme toutes les filles de son âge, elle est en quête du baiser parfait, du premier petit ami… Ses deux nouvelles amies, Lottie et Amber, complètent le roman et aident à transmettre le message de l’auteure : la normalité, ça n’existe pas ! Evie est persuadée que ses anciennes crisent lui pourrissent la vie et l’empêchent d’être normale. Sauf que Lottie et Amber, qu’Evie considère comme « normales », sont bien loin de coller à ses critères.

En fait, elles rêvent de la même chose qu’Evie. Holly Bourne délivre un message important sur la façon dont on se voit, lorsqu’on est adolescent, et peut-être même après. L’herbe paraît toujours plus verte chez les autres. On est tentés de les regarder de l’extérieur et les envier pour leur « vie parfaite », alors qu’eux pensent la même chose de nous. Et surtout, être normal, c’est impossible, puisque ça n’existe pas ! Et puis tant mieux, parce qu’être unique, c’est quand même vachement mieux. 

J’ai absolument adoré ce roman, qui m’a beaucoup bouleversée. J’ai mis quelques jours à écrire cette chronique, le temps de mettre mes pensées au clair et mon avis n’a pas changé : Strong girls forever est plutôt incroyable. Je serai au rendez-vous sans aucun doute pour la suite !

6 questions à… Emma R. Lowell, l’auteure de Sky high

Sky High, d’Emma R. Lowell est paru début janvier aux éditions Hugo New Way (la collection Young Adult d’Hugo Roman). Si vous voulez retrouver ma chronique, c’est par ici que ça se passe ! 

Pour poser un petit peu le contexte du roman si vous ne l’avez pas lu ou même si vous n’en avez jamais entendu parler, voilà le résumé de la quatrième de couverture :

couv37874031Gill est une jeune et jolie Londonienne qui s’apprête à passer son diplôme pour étudier ensuite la médecine. Déterminée, elle travaille d’arrache-pied afin de réaliser son rêve. Heureusement, elle s’accorde un peu de répit avec ses séances d’escalade, sa nouvelle passion. À la salle, elle fait la rencontre du charmant (et sexy !) Jared. À première vue, le jeune homme, un peu trop casse-cou, n’a pas grand-chose pour lui plaire. Le stress des examens lui suffit, pas besoin de se rajouter une crise d’angoisse à chaque fois qu’il décide de grimper telle façade ou de jouer les funambules entre deux immeubles ! Pourtant, le destin semble vouloir le mettre sans arrêt sous son nez. Comme s’ils étaient des aimants. Ils finissent par se rapprocher, et Jared se laisse apprivoiser au fil des soirées passées à arpenter les toits londoniens. Jusqu’au jour où, contre toute attente, c’est Gill qui est victime d’une tragédie. Face aux épreuves, Gill et Jared devront retrouver l’équilibre ensemble, en réapprenant la vie et l’amour.

Si jamais vous hésitez encore, j’ai eu la chance de poser quelques questions à l’auteure du roman, et voici ses réponses qui, je l’espère, vous convaincront de découvrir l’histoire de Gill et Jared !

 

HopeBookine : Dans votre roman, Gill utilise l’escalade comme un moyen de se vider la tête, avant que ça ne devienne un besoin. Pourquoi l’escalade en particulier ?

Emma R. Lowell : Ma fille, pour qui j’ai écrit ce roman, en est passionnée. Il était donc naturel que ce sport soit essentiel dans l’histoire. Et selon moi, l’escalade est vraiment une source de sensations étonnante. Il suffit d’essayer pour s’en rendre compte ! C’est ce que je voulais dans Sky High et c’est aussi cela qui crée d’emblée un lien très fort entre Gill et Jared.

 

HB : Sky high est un roman Young adult, qui vise les adolescents. Pourquoi ce public en particulier ?

Emma R. Lowell : J’ai écrit ce roman pour ma fille, qui avait 16 ans à l’époque où j’en ai posé les premières lignes. Elle avait envie de découvrir mon écriture, alors je lui ai proposé de créer une histoire rien que pour elle 🙂 Je me suis bien amusée à essayer de respecter les codes de son âge : par exemple, c’est elle qui a créé la playlist que j’écoutais en boucle en écrivant. J’ai même écrit les premiers chapitres sur smartphone !

 

HB : Jared est un « bad boy », mais pas seulement : casse-cou, vivant au jour le jour sans forcément s’inquiéter des conséquence, risquant sa vie jour après jour. Qu’est-ce qui vous a inspiré pour faire de Jared… Jared ?

Emma R. Lowell : Je me suis intéressée à des sports assez extrêmes, notamment le « parkour » qui consiste à réaliser des sauts impressionnants en milieu urbain. Je peux citer aussi les performances d’Alain Robert, le « spiderman français » qui a escaladé de nombreux immeubles dont la Tour Montparnasse et la Tour Eiffel. Et pour ce qui est du mental de ces sportifs de l’extrême, j’ai suivi de près le coureur de trail catalan Kilian Jornet, que j’admire beaucoup.

 

HB : Les héros de votre roman, en particulier Jared, nous fait visiter Londres de toit en toit et la ville est très importante au roman. Pourquoi Londres ?

Emma R. Lowell : Je préfère placer l’action de mes romans dans des lieux que je connais bien. Aujourd’hui avec Google maps, on peut virtuellement aller partout ! Mais personnellement, j’ai besoin de sentir l’atmosphère du lieu, de l’arpenter moi-même, pour que ça tombe juste. Londres est une ville incroyable, bourdonnante, dotée de mille facettes et qui donne l’impression que tout est possible !

 

HB : Votre roman aborde des thèmes plutôt durs, forts, tels que la reconstruction et d’autres thèmes dont je ne parlerai pas pour ne pas spoiler. Est-ce que c’était compliqué, à écrire ?

Emma R. Lowell : Pas vraiment ! Je suis plutôt à l’aise dans ces thèmes dramatiques… plus que dans la partie légère et toute douce où naissent les premiers sentiments !

 

HB : Sky high a une fin assez ouverte alors forcément, est-ce que nous reverront Gill et Jared pour une suite ?

Emma R. Lowell : C’est bien possible… en tout cas je ne manque pas d’idées ! Restez branchés sur Instagram pour en savoir plus 😉

 

Alors je croise les doigts pour un deuxième tome et, même si Gill et Jared ont terminé de raconter leur histoire, je retrouverai Emma R. Lowell sans aucune hésitation pour ses prochains romans ! 

 

 

Sky high, d’Emma R. Lowell

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D’Emma R. Lowell

Sorti le 10 janvier 2019

Chez Hugo New Way

428 pages

14,95€

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Gill est une jeune et jolie Londonienne qui s’apprête à passer son diplôme pour étudier ensuite la médecine. Déterminée, elle travaille d’arrache-pied afin de réaliser son rêve. Heureusement, elle s’accorde un peu de répit avec ses séances d’escalade, sa nouvelle passion. À la salle, elle fait la rencontre du charmant (et sexy !) Jared. À première vue, le jeune homme, un peu trop casse-cou, n’a pas grand-chose pour lui plaire. Le stress des examens lui suffit, pas besoin de se rajouter une crise d’angoisse à chaque fois qu’il décide de grimper telle façade ou de jouer les funambules entre deux immeubles ! Pourtant, le destin semble vouloir le mettre sans arrêt sous son nez. Comme s’ils étaient des aimants. Ils finissent par se rapprocher, et Jared se laisse apprivoiser au fil des soirées passées à arpenter les toits londoniens. Jusqu’au jour où, contre toute attente, c’est Gill qui est victime d’une tragédie. Face aux épreuves, Gill et Jared devront retrouver l’équilibre ensemble, en réapprenant la vie et l’amour.

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Merci aux éditions Hugo New Way pour leur confiance

La collection New Way (Young Adult) des éditions Hugo & cie a une place toute particulière dans mon coeur, même si je n’en ai pas lu autant que j’aurais aimé. Les thèmes sont habituellement forts et la littérature pour adolescents est une de mes préférées. C’est pour cette raison que j’attendais Sky high avec autant d’impatience !

Emma R. Lowell m’a tout de suite intriguée, j’étais happée en plein milieu de la romance naissante entre Gill et Jared, ou plus précisément de Gill essayant d’échapper à ses émotions, jour après jour. Travailleuse acharnée, Gill fait tout ce qu’elle peut pour pouvoir intégrer l’école de médecine. Quand elle découvre l’escalade, elle trouve le moyen d’échapper au monde, comme une parenthèse de vie ou elle peut enfin se découvrir et être elle-même. Gill trouve en l’escalade une passion à laquelle se donner corps et âme. C’est cette passion qui m’a poussée à tourner les pages sans pouvoir m’arrêter.

La ville de Londres est l’une de mes préférées au monde, et j’ai plus que tout aimé pouvoir la découvrir depuis les toits, en compagnie de Jared. L’escalade est très rarement (pour ne pas dire jamais) le sport mis en avant dans les romans, et j’ai trouvé le changement très agréable. Même si quelques éléments de la romance elle-même répondent aux clichés habituels, à ma grande surprise, Sky high a trouvé le moyen d’innover à plusieurs reprises. 

Si la première partie m’a plu, je la trouvais un peu trop légère, pas assez coup de poing. J’étais persuadée que c’était le ton du roman et que Sky high resterait une lecture légère jusqu’au bout… 

Le résumé ne rend pas justice au roman, mais donner plus de détails serait spoiler, et la partie la plus forte de l’histoire de Gill est qu’elle soit inattendue, tout comme les obstacles de la vie le sont. C’est cette partie qui a complètement transformé ma lecture.

Je n’avais pas attendu un tel retournement de situation et suis sortie de cette lecture complètement chamboulée. La plume d’Emma R. Lowell est fluide et les thèmes du roman sont plutôt inhabituels. Sky high est mon premier presque-coup-de-coeur de l’année 2019 et je ne peux que vous conseiller de vous rendre en librairie au plus vite pour découvrir l’histoire de Gill et Jared. 

extrait

« Tu as apporté le silence,

Le plus magnifique des sons que j’ai jamais entendus,

Parce que c’était où tu te trouvais.

Et maintenant tu l’as repris.

Et tous les bruits, tous les sons du monde,

Ne sont pas assez forts pour atteindre mon coeur brisé.

Je regarde les étoiles, infinies et éternelles, et je murmure,

Reviens-moi. »

Heartbreakers, tome 2 : Felicity & Alec, d’Ali Novak

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D’Ali Novak

Paru le 13 juin 2018

Chez Bayard Editions

416 pages

15,90€

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Felicity vit seule avec sa mère depuis que sa sœur aînée Rose les a quittées sans explication il y a 4 ans. Depuis, Felicity travaille dur pour intégrer Harvard et pour payer ses études. Son destin bascule lorsqu’elle fait la connaissance d’Alec Williams, le guitariste des Heartbreakers, le boysband le plus célèbre du moment. A sa grande surprise, Alec semble sincèrement attiré par elle. Mais son bonheur est de courte durée car Felicity découvre par hasard, cachées sous le lit de sa mère, des paquets de lettres que sa sœur lui a envoyées et qu’elle n’a jamais reçues. Felicity décide de partir à la recherche de sa sœur. Ses meilleurs amis, Asha et Boomer, ainsi qu’Alec l’accompagnent. 

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Vous avez peut-être lu ma chronique sur le premier tome des Heartbreakers et finalement, le deuxième suit le même modèle, même si la tendance s’inverse légèrement. 

Dans le premier tome, je ne m’étais pas du tout attaché à Oliver, personnage principal et chanteur des Heartbreakers. Pour tout dire, je ne le supportais pas vraiment. En revanche, l’histoire personnelle de Stella m’avait beaucoup touchée. Ici, ce n’est pas exactement l’inverse, mais je suis moins tranchée dans mon avis.

J’ai finalement apprécié la romance entre Felicity et Alec. Alec est timide, n’a jamais vraiment su trouver sa place dans ce groupe qu’il a pourtant poussé au devant de la scène. Quand il rencontre Felicity, il a une chance de faire partie de sa vie, complètement, sans pour autant que son jugement soit assombri par sa popularité. Felicity a quelques appréhensions mais finalement, elle se laisse tenter par cette histoire, bien consciente qu’elle se terminera sans doute par son coeur brisé.

En revanche, l’histoire personnelle de Felicity m’a moins intéressée que celle de Stella dans le tome précédent. J’avais vu venir le retournement de situation à dix kilomètres et j’avoue que j’ai été un peu déçue par le choix de l’auteure de prendre le chemin de la facilité.

Malgré tout, je garderai de cette lecture un bon souvenir, pour une romance d’été, dont on n’attend rien de plus qu’un divertissement. 

 

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Heartbreakers, tome 1 : Stella & Oliver