À première vue, de Colleen Hoover

VO : Without merit

De Colleen Hoover

Paru le 10 octobre 2019

Chez Hugo Roman – Poche

340 pages

7,60€

Résumé.png

Merit Voss sait qu’elle est une fille un peu bizarre. Elle collectionne, par exemple, les trophées qu’elle n’a pas gagné. C’est en voulant en acquérir dans une brocante qu’elle fait la connaissance d’un séduisant jeune homme, Sagan. Il lui plaît immédiatement mais elle va vite réaliser que la situation risque d’être un peu plus compliquée qu’elle ne le pensait et que l’alchimie qu’elle a cru percevoir entre eux, a peu de chances de se développer.
Rien n’est jamais simple dans la famille Voss. Ses parents sont séparés officiellement mais vivent encore sous le même toit, celui d’une ancienne église désaffectée. Son père a épousé l’infirmière de son ex-épouse, qui l’a assistée lorsqu’elle a eu un cancer. Ses frères et soeurs ont des traits de caractère qu’elle n’apprécie pas et qui le rendent aussi étranges que leurs parents. Merit ne supporte plus cette famille dont elle juge sévèrement chaque membre.
Mais, le pire est peut-être à venir quand elle découvre que les apparences sont peut-être trompeuses. Quand la vérité se dévoile, lorsque des secrets bien gardés commencent à émerger, Merit est confrontée à une tâche difficile : remettre toutes ses certitudes en question

mon avis.png

Merci à Hugo Roman pour leur confiance

Colleen Hoover fait partie de mes autrices préférées, et pourtant, j’ai déserté ses dernières sorties. Beaucoup sont dans ma PAL, mais la peur d’être déçue me fait les garder au chaud dans mes bibliothèques beaucoup trop longtemps. Je sais que la plume de Coleen Hoover a beaucoup évolué depuis ses débuts, pour être un petit peu plus sombre et là où on ne l’attend pas, abordant des sujets compliqués tels que les violences conjugales (pour Jamais plus, VO It ends with us, notamment). Pour moi, À première vue faisait partie de ces romans que je considère comme appartenant à la deuxième partie de sa carrière, bien différent de Maybe Someday, ou encore Confess ou Ugly love qui, bien qu’ils étaient très émouvants, n’avaient rien à voir.

L’autrice a beaucoup évolué depuis, et ça se ressent dès les premières lignes. L’écriture de Colleen Hoover instaure une ambiance presque dérangeante, nous faisant comprendre que cette lecture ne sera pas des plus faciles dès le début. Pourtant, le sujet lui-même semble assez banal : Merit essaye de grandir au sein d’une famille qu’elle considère comme tout sauf normal. C’est ainsi qu’elle nous est présentée au début, ce qui pourrait concerner à peu près 100% de la population adolescente américaine. Seulement, on comprend vite que la famille de Merit est, en effet, bien particulière : sa mère, agoraphobe, n’a pas quitté le sous-sol de leur maison – une église désaffectée – depuis des années. Son père et sa belle-mère, ancienne infirmière de la mère de Merit, habitent également dans l’église. Tout comme Honor, la jumelle de Merit, leurs deux frères et de nouveaux compagnons qui viendront s’ajouter au fil de la lecture (puisqu’apparemment, n’importe qui peut emménager du jour au lendemain).

La première scène du roman m’a fait lever les yeux au ciel. J’ai eu l’impression d’y lire le début le plus commun d’une romance possible, ce qui m’a beaucoup déçue de Colleen Hoover. Quand, trois pages plus long, l’autrice a réussi à retourner la situation, j’ai su que cette lecture me plairait. Colleen Hoover est la spécialiste pour duper son lecteur, et je n’avais pas vu venir ce mini-retournement de situation qui m’a beaucoup fait rire.

On retrouve certains éléments habituels chez Colleen Hoover, même si l‘ambiance générale y est très différente de ses autres romans. J’ai aimé ces mystères autour de la situation familiale de Merit, dont l’autrice nous dévoile des indices par-ci par-là, sans en faire trop. J’ai aimé le fait que ce n’était pas juste une romance (d’ailleurs, pour moi, ce n’est pas vraiment une romance, il y a certains éléments de romances, mais ça s’arrête là, ce n’est pas le point central du roman). J’ai été conquise par les scènes où la tension est à son paroxysme, dont Colleen Hoover a le secret. Certains passages m’ont dérangée, et je pense que c’est ce que recherchait l’autrice en les écrivant.

Pour moi, c’est un pari réussi. Mais effectivement, À première vue ne ressemble pas aux romans précédents de Colleen Hoover, il ne faut pas vous lancer en attendant une romance assez joyeuse, ce n’est pas ce que vous trouverez ici. Mais j’aime ce nouveau tournant dans la carrière de Colleen Hoover (qui commence à dater de quelques années maintenant, mais j’ai un peu de retard), et je suis décidée à sortir de ma PAL les autres romans de l’autrice.

☆☆☆☆☆

Retrouvez les chroniques des autres romans de Colleen Hoover :

Maybe SomedayMaybe not ConfessUgly love

Une réflexion sur “À première vue, de Colleen Hoover

  1. Pingback: Bilan d’octobre 2019 | Hope bookine

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s